iboujo
Maître Poète
Menottes affairées,petits visages ronds, Mémé vient de sortir son plus grand saladier, Faience blanche et bleue, patiné,fendillé, Saladier magique ou les gateaux sont si bons. Le verre gradué est blanchi de farine, Les petits doigts aussi, qui ont trempé dedans, Trois oeufs roux sont posés sur la table,attendant, La main qui les fendra au bord de la terrine. A présent ,les petits minois,regard brillant, Surveillent le fouet de bois usé et doux, Qui en mélangeant les oeufs,le sucre roux, En crème qui s'allège et mousse en palissant. A présent la farine et le beurre fondu, Viendront parachever cette préparation, Un moule est préparé,beurré par précaution, La pate s'y écoule en ruban continu. C'est dans le four,ce four célèbre de Mémé, D'ou sont sortis des mets superbes et savoureux, Que le gateau viendra bombé et merveilleux, Eveillant l'appétit par sa croute doré. Un peu plus tard devant la faim des petits anges, Grand mère va sortir deux pots de ses gelées, Framboises et cassis qu'elle a faite cet été, Et découpera le gateau pour qu'on le mange. Et devant les petits qui ouvrent de grands yeux, La bouche barbouillée de rouge et de miettes, Alors que rien ne reste au fond de leur assiette, Chère Mémé tu ne pouvais te sentis mieux.