lilasys
Maître Poète
Grand mère !
A l aube de ses matins au même tempo ,
Elle chausse la journée en charentaises,
Se cale sur une simple et unique chaise,
Devant une tisane fumante toujours en solo,
En ces jours où le monde n 'est silencieux,
La lune salue le soleil en hypocrite courtoisie,
Un coucou habituel qui frise l aristocratie,
De leur geste lent de l'un à l'autre envieux,
Le ciel oublie les rêves de ces petits vieux,
Un bonjour, une main tendue chaleureuse,
Dans cette vie une poignée heureuse,
Après l achat d'une baguette, retour au pieux,
Alors à travers les fenêtres, elle suit les passants,
Jour de pluie, de soleil rien n'a d'importance,
Seuls les enfants qui jouent qui dansent,
Sous des cartables aux airs impatients,
Grand mère s'ennuie dans sa tour,
Elle oublie le tricot, le savoir faire en couture,
Ses mains ridées aujourd'hui n'assurent,
Un tremblement léger lui joue des tours,
Sur son rocking chair d 'un temps lointain,
Grinçant aux mouvements de ses peines,
Elle camouffle ses larmes et ses chaînes,
De ses nervures au creux baratin ,
L'horloge s'amuse de ses aiguilles fatiguées,
A l'image même qui se dit ne valoir grand chose,
Il y a toujours dans ses yeux le parfum des roses,
Des poésies non lues de ces dites fées,
Se souvient-elle de ses souffrances d'antan,
Ses arraches cœur à la moindre chute!
Les genoux écorchés au suivi d'un flûte!
Les traumatismes sonnent les pansements,
Et tout au long de cette existence de maman,
Même au delà de la mort, elle vénère,
La famille qui oublie le sang de leur mère,
Qu'elle est triste la vie sans petits-enfants !
Lilasys
A l aube de ses matins au même tempo ,
Elle chausse la journée en charentaises,
Se cale sur une simple et unique chaise,
Devant une tisane fumante toujours en solo,
En ces jours où le monde n 'est silencieux,
La lune salue le soleil en hypocrite courtoisie,
Un coucou habituel qui frise l aristocratie,
De leur geste lent de l'un à l'autre envieux,
Le ciel oublie les rêves de ces petits vieux,
Un bonjour, une main tendue chaleureuse,
Dans cette vie une poignée heureuse,
Après l achat d'une baguette, retour au pieux,
Alors à travers les fenêtres, elle suit les passants,
Jour de pluie, de soleil rien n'a d'importance,
Seuls les enfants qui jouent qui dansent,
Sous des cartables aux airs impatients,
Grand mère s'ennuie dans sa tour,
Elle oublie le tricot, le savoir faire en couture,
Ses mains ridées aujourd'hui n'assurent,
Un tremblement léger lui joue des tours,
Sur son rocking chair d 'un temps lointain,
Grinçant aux mouvements de ses peines,
Elle camouffle ses larmes et ses chaînes,
De ses nervures au creux baratin ,
L'horloge s'amuse de ses aiguilles fatiguées,
A l'image même qui se dit ne valoir grand chose,
Il y a toujours dans ses yeux le parfum des roses,
Des poésies non lues de ces dites fées,
Se souvient-elle de ses souffrances d'antan,
Ses arraches cœur à la moindre chute!
Les genoux écorchés au suivi d'un flûte!
Les traumatismes sonnent les pansements,
Et tout au long de cette existence de maman,
Même au delà de la mort, elle vénère,
La famille qui oublie le sang de leur mère,
Qu'elle est triste la vie sans petits-enfants !
Lilasys