Filiatus
Maître Poète
Malheur aux vaincus pauvre Georges
Tu l'as appris à tes dépens
Quand le couperet sur ta gorge
A coupé ton cou de géant
Que fus-tu devenu grand homme
Si l'emporta ton roi de cœur ?
Nul ne sait, car l'histoire en somme
Est écrite par les vainqueurs
Le Petit Georges voit le jour
Grâce à sa mère, pauvre gosse
Qui montra bien de la bravoure
En accouchant de ce colosse
La famille habite emprès Vannes
Où le père, un riche meunier
Épris de croix et de soutanes
Inscrit son fils dans le clergé
Mais Georges ne veut plus vêtir
Cette aube noire qui l'atterre
Celui de notaire l'attire
Son père alors l'habille en clerc
Quand les gueux prennent la Bastille
En mil sept cent quatre vingt-neuf
Georges et toute sa famille
Sont du même camp que Babeuf
Mais ils ne sont plus très à l'aise
Quand la Révolution française
En mil sept cent quatre-vingt-treize
Coupe la tête au roi Louis XVI
Il rejoint l'armée catholique
Dont il intègre un bataillon
Et grâce à sa force physique
Il en devient chef d'escadron
Mais à la première embuscade
Les Vendéens sont estourbis
Emprisonné Georges s'évade
Et en Armor se réfugie
Il entre dans la résistance
Avec les insurgés de l'ouest
Dont il obtient la gouvernance
Pour s'emparer du port de Brest
Pris par les Révolutionnaires
Il repart croupir en prison
De honte meurt sa pauvre mère
De rage son fils se morfond
Par je ne sais quel stratagème
Il s'évade encore une fois
Et se retrouve le soir même
À la tête d'une armada
Quand rapplique l'armée de Hoche
Les Chouans sont vite encerclés
Bien qu'acculés dans une poche
Georges parvient à s'échapper
Le seize juin quatre-vingt-seize
La Convention signe la paix
Les Chouans et l'armée française
Regagnent leurs camps, guillerets
Six mois plus tard le Directoire
Hérite de la Convention
Cadoudal au combat repart
Poussé par monsieur de Bourbon
Des Côtes du Nord à la Sarthe
Il est le virtuel potentat
Du moins avant que Bonaparte
N'organise son coup d'État
Le Premier consul le convoque
Lui offre grade et distinctions
Mais Georges Cadoudal s'en moque
Et le dit à Napoléon
Puis il quitte la Capitale
Pour Londres, où d'office il est
Nommé "Lieutenant-général
Des armées du roi", par Capet
De retour en France à l'automne
D'un attentat, quoique manqué
Contre le Corse, on le soupçonne
Sans jamais pouvoir le prouver
Les troupes du général Brune
Mettent la main sur Cadoudal
Mais, Napoléon sans rancune
Veut en faire son général
Ce que le rebelle refuse
En riant de toutes ses dents
Et, chez les joueurs de cornemuse
Il embarque discrètement
Quand sa clique et lui en repartent
C'est avec un projet précis
L'enlèvement de Bonaparte
Mais il est aussitôt trahi
Prisonnier dans la Capitale
Surveillé par les policiers
Il se déguise en "fort des Halles"
Mais se fait pincer par Fouché
Au printemps mil huit cent vingt-quatre
Cadoudal est incarcéré
Il ne se laisse pas abattre
Quand à mort il est condamné
Le temps que le Premier Consul
Devienne empereur des Français
Et Georges passe à la bascule
En criant "Vive Louis Capet !"
Tu l'as appris à tes dépens
Quand le couperet sur ta gorge
A coupé ton cou de géant
Que fus-tu devenu grand homme
Si l'emporta ton roi de cœur ?
Nul ne sait, car l'histoire en somme
Est écrite par les vainqueurs
Le Petit Georges voit le jour
Grâce à sa mère, pauvre gosse
Qui montra bien de la bravoure
En accouchant de ce colosse
La famille habite emprès Vannes
Où le père, un riche meunier
Épris de croix et de soutanes
Inscrit son fils dans le clergé
Mais Georges ne veut plus vêtir
Cette aube noire qui l'atterre
Celui de notaire l'attire
Son père alors l'habille en clerc
Quand les gueux prennent la Bastille
En mil sept cent quatre vingt-neuf
Georges et toute sa famille
Sont du même camp que Babeuf
Mais ils ne sont plus très à l'aise
Quand la Révolution française
En mil sept cent quatre-vingt-treize
Coupe la tête au roi Louis XVI
Il rejoint l'armée catholique
Dont il intègre un bataillon
Et grâce à sa force physique
Il en devient chef d'escadron
Mais à la première embuscade
Les Vendéens sont estourbis
Emprisonné Georges s'évade
Et en Armor se réfugie
Il entre dans la résistance
Avec les insurgés de l'ouest
Dont il obtient la gouvernance
Pour s'emparer du port de Brest
Pris par les Révolutionnaires
Il repart croupir en prison
De honte meurt sa pauvre mère
De rage son fils se morfond
Par je ne sais quel stratagème
Il s'évade encore une fois
Et se retrouve le soir même
À la tête d'une armada
Quand rapplique l'armée de Hoche
Les Chouans sont vite encerclés
Bien qu'acculés dans une poche
Georges parvient à s'échapper
Le seize juin quatre-vingt-seize
La Convention signe la paix
Les Chouans et l'armée française
Regagnent leurs camps, guillerets
Six mois plus tard le Directoire
Hérite de la Convention
Cadoudal au combat repart
Poussé par monsieur de Bourbon
Des Côtes du Nord à la Sarthe
Il est le virtuel potentat
Du moins avant que Bonaparte
N'organise son coup d'État
Le Premier consul le convoque
Lui offre grade et distinctions
Mais Georges Cadoudal s'en moque
Et le dit à Napoléon
Puis il quitte la Capitale
Pour Londres, où d'office il est
Nommé "Lieutenant-général
Des armées du roi", par Capet
De retour en France à l'automne
D'un attentat, quoique manqué
Contre le Corse, on le soupçonne
Sans jamais pouvoir le prouver
Les troupes du général Brune
Mettent la main sur Cadoudal
Mais, Napoléon sans rancune
Veut en faire son général
Ce que le rebelle refuse
En riant de toutes ses dents
Et, chez les joueurs de cornemuse
Il embarque discrètement
Quand sa clique et lui en repartent
C'est avec un projet précis
L'enlèvement de Bonaparte
Mais il est aussitôt trahi
Prisonnier dans la Capitale
Surveillé par les policiers
Il se déguise en "fort des Halles"
Mais se fait pincer par Fouché
Au printemps mil huit cent vingt-quatre
Cadoudal est incarcéré
Il ne se laisse pas abattre
Quand à mort il est condamné
Le temps que le Premier Consul
Devienne empereur des Français
Et Georges passe à la bascule
En criant "Vive Louis Capet !"