Somnambule
Nouveau poète
Ceci est un duo écrit avec Isabelle. Vous le retrouverez aussi chez elle, par ici : ISA
Merci Isa, pour cette expérience que je ne suis pas près d'oublier !
En italique : Isa
Fusion.
Je suis fertile, je suis la terre que tu chéris
Que tu ensemailles pour que les blés jaunis
Sortent de mes entrailles, je suis l’argile
Pour que tu me pétrisses je me ferai docile.
Terre, de tes bontés naît ma force de vie :
En ton sein généreux croît ce qui me nourrit.
Je laboure et je sème, à ce jeu si habile,
Longtemps je croquerai tes fruits aux goûts subtils.
Terre, je suis liquide : l'eau de tes émois
Qui s'infiltre partout et qu'avide, tu bois.
Sitôt que je te touche, tu deviens humide :
Unis, nous formons un terreau de vie splendide.
Je suis vagues, de marées en marées, salées
Je me frotte en ondes lancinantes et saccadées
En une rivière de plaisir qui déferle de son lit
Où tu m’inondes d’une pluie orageuse qui m’envahit
Air, je suis la brise légère qui éveille tes soupirs
Parfum enivrant sous des volutes de fumées où le désir
Se fait mélodieux et lascif, entre les voiles de la nuit
Pour rafraîchir le souffle de ta respiration endormie.
Brise, mais aussi bien tempête, tu m'emportes.
Élève tous mes sens comme des feuilles mortes,
Fais-les danser sur cet air pour que, sans un bruit,
S'attise un feu vivace. Je suis ce qui luit :
Braises incandescentes et flammes voraces.
À mes caresses, nul ne sait rester de glace,
Tout rougit quand je passe et les sèves transpirent,
Nourrissant mon ardeur à brûler de plaisir.
Feu, lèche moi de tes tentacules incandescents
En mouvements lents, excitants, même indécents
Embrase tous mes sens dans l’âtre de mon corps
Tel le soleil irradiant les premières lueurs de l’aurore.
Je suis un tout, élément exclusivement féminin
Les rondeurs de la terre, la fraîcheur du marin
La douceur de l’air et la première étincelle de l’incendie
Quand, je sens tes mains sur ma peau, je frémis
Tu frémis. Mais mon corps est là, tel un rocher,
Dans ce torrent cinglant tu peux t'y raccrocher
Et, sur le sirocco que j'expire en t'aimant,
Laisser venir le tien jusqu'au mâle volcan.
Emporte moi dans les spasmes d’un ultime tremblement de terre
Qui secoue l’univers et nous désintègre en mille grains de poussière….
Tes désirs sont des ordres, femme élémentale !
Et je sens que je touche, ici, le point...
Final.
Achevé le 16.02.09
Merci Isa, pour cette expérience que je ne suis pas près d'oublier !
En italique : Isa
Fusion.
Je suis fertile, je suis la terre que tu chéris
Que tu ensemailles pour que les blés jaunis
Sortent de mes entrailles, je suis l’argile
Pour que tu me pétrisses je me ferai docile.
Terre, de tes bontés naît ma force de vie :
En ton sein généreux croît ce qui me nourrit.
Je laboure et je sème, à ce jeu si habile,
Longtemps je croquerai tes fruits aux goûts subtils.
Terre, je suis liquide : l'eau de tes émois
Qui s'infiltre partout et qu'avide, tu bois.
Sitôt que je te touche, tu deviens humide :
Unis, nous formons un terreau de vie splendide.
Je suis vagues, de marées en marées, salées
Je me frotte en ondes lancinantes et saccadées
En une rivière de plaisir qui déferle de son lit
Où tu m’inondes d’une pluie orageuse qui m’envahit
Air, je suis la brise légère qui éveille tes soupirs
Parfum enivrant sous des volutes de fumées où le désir
Se fait mélodieux et lascif, entre les voiles de la nuit
Pour rafraîchir le souffle de ta respiration endormie.
Brise, mais aussi bien tempête, tu m'emportes.
Élève tous mes sens comme des feuilles mortes,
Fais-les danser sur cet air pour que, sans un bruit,
S'attise un feu vivace. Je suis ce qui luit :
Braises incandescentes et flammes voraces.
À mes caresses, nul ne sait rester de glace,
Tout rougit quand je passe et les sèves transpirent,
Nourrissant mon ardeur à brûler de plaisir.
Feu, lèche moi de tes tentacules incandescents
En mouvements lents, excitants, même indécents
Embrase tous mes sens dans l’âtre de mon corps
Tel le soleil irradiant les premières lueurs de l’aurore.
Je suis un tout, élément exclusivement féminin
Les rondeurs de la terre, la fraîcheur du marin
La douceur de l’air et la première étincelle de l’incendie
Quand, je sens tes mains sur ma peau, je frémis
Tu frémis. Mais mon corps est là, tel un rocher,
Dans ce torrent cinglant tu peux t'y raccrocher
Et, sur le sirocco que j'expire en t'aimant,
Laisser venir le tien jusqu'au mâle volcan.
Emporte moi dans les spasmes d’un ultime tremblement de terre
Qui secoue l’univers et nous désintègre en mille grains de poussière….
Tes désirs sont des ordres, femme élémentale !
Et je sens que je touche, ici, le point...
Final.
Achevé le 16.02.09
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