saoirse
Maître Poète
Tes mains s’attardent, lentes, au bord de mon écorce,
En caressant l’attente au creux de mes contours.
Ton regard en dit long sur ta visée retorse,
Et je ploie sous le poids d’un désir sans détour.
Tu me tournes, examines, effleures ma surface,
Cherches le point fragile où s’ouvre le secret.
Ton souffle se suspend, du festin la préface,
Ton museau sur les poils humant le doux fumet.
Puis vient l’instant précis, la tension qui s’élance,
Un soupir, un éclat, un sublime abandon.
Je m’offre sous ta main, sous ta bouche qui danse,
Mon jus coule en rivières sur ton bec glouton.
Tu souris, triomphante, ivre de ma saveur :
Qui savait qu’une pêche cachait tant d’ardeurs ?
En caressant l’attente au creux de mes contours.
Ton regard en dit long sur ta visée retorse,
Et je ploie sous le poids d’un désir sans détour.
Tu me tournes, examines, effleures ma surface,
Cherches le point fragile où s’ouvre le secret.
Ton souffle se suspend, du festin la préface,
Ton museau sur les poils humant le doux fumet.
Puis vient l’instant précis, la tension qui s’élance,
Un soupir, un éclat, un sublime abandon.
Je m’offre sous ta main, sous ta bouche qui danse,
Mon jus coule en rivières sur ton bec glouton.
Tu souris, triomphante, ivre de ma saveur :
Qui savait qu’une pêche cachait tant d’ardeurs ?
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