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François Mitterrand revisité (1916-1996)

Filiatus

Maître Poète
Qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas
Ce vieux coquin de président
Vingt-cinq ans après son trépas
Guère il ne laisse indifférent

Quel était son juste équilibre ?
La fin de la peine de mort ?
La Francisque ? Les radios-libres ?
L'affaire du Rainbow-Warrior ?

François naît en mil neuf cent seize
À Jarnac, dans l'ouest de la France
Que n'est-il donc né à Gelaise
C'eût été dans ses compétences

Vers ses dix ans, à Angoulême
Le gamin est mis en pension
Là, s'il n'y tire pas sa flemme
Il n'est pas non plus un champion

S'il est un domaine où il brille
C'est l'art de faire des discours
Il sait baratiner les filles
Et se constituer une cour

À dix-huit ans, le bac en poche
François étudie à Paris
Jusqu'à ce que Françouz et Boches
L'appellent au bout du pays

N'ayant pas fait une E.O.R.
Il est sergent dans la "Colo"
Et passe la "drôle de guerre"
Près de la ligne Maginot

Malheureusement bien trop vite
Le sergent est fait prisonnier
Et pendant deux ans il médite
Dans un camp en pays frisé

Mais bientôt il se fait la belle
Et bien caché à Solutré
Rencontrant la belle Danielle
Il se promet de la grimper…

… Quand la guerre sera finie
Chaque année à la Pentecôte
Or en attendant à Vichy
Du Maréchal il devient l'hôte

Il y reste trois-cent-vingt jours
Et pressentant venir un risque
Vers la Résistance il accourt
Poursuivi par une francisque

Lorsque se termine la guerre
La tête bien sur les épaules
Il déambule l'âme fière
Auprès du général De Gaulle

Fin mil neuf cent quarante-quatre
Amoureux de Danielle Gouze
Le François renonce à combattre
Et au Quartier latin l'épouse

De mil neuf cent quarante-six
À mil neuf cent cinquante-sept
Il est ministre à la Justice
À l'Intérieur et sans casquette

Et puis un jour c'est la disgrâce
La droite revient aux affaires
Lors, des tablettes on l'efface
C'est la traversée du désert

Château-Chinon en fait son maire
Et la Nièvre son conseiller
Mais seul le Prime-ministère
Ou la Présidence l'agréent

Candidat de la gauche unie
À l'élection présidentielle
Il perd de nouveau son pari
Et retourne à ses Morvandelles

Passe mil neuf cent soixante-huit
Pompidou et Giscard d'Estaing
Quand ce dernier, l'Elysée, quitte
Tonton est face à son destin

Président de la république
À soixante-cinq ans passés
Ses débuts sont catastrophiques
Car Mauroy a tout dépensé

Aussi bientôt il cohabite
Avec Chirac durant deux ans
Et puis en mai quatre-vingt-huit
Il est réélu Président

Mais les temps sont bien difficiles
Durant se second septennat
Les Premiers ministres défilent
Rocard, Cresson, Bérégovoy

Aux élections législatives
Les Socialistes prennent l'eau
De fait la Droite encore arrive
Avec Balladur au tableau

Ses derniers mois de présidence
Sont un véritable calvaire
Car dans tout en gardant le silence
Il se bat contre le cancer

Tandis qu'au lit il agonise
Chirac est élu Président
Quelque part ça le tranquillise
Jospin eut été un tourment
 
et oui termite errant, Kermite la grenouille, tonton ou encore dieu,
 
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