Filiatus
Maître Poète
François Athanase Charette
[J'ajouterai, "de La Contrie"]
N'est pas un noble d'opérette
Mais noble de race et d'esprit
Surnommé "Le roi de Vendée"
Napoléon dira de lui
Qu'il n'était pas dénué d'idées
Et laissait "percer du génie"
Fils de Michel Louis, chevalier
Seigneur de La Contrie, François
Naît dans la ville de Couffé
En mil sept cent soixante-trois
Il entre à l'école des Gardes
De la Marine, où l'a placé
Sa mère Marie de La Garde
Veuve récemment éplorée
En mil sept cent quatre-vingt-sept
Il est lieutenant de vaisseau
Et presque un tour de la planète
Il a fait sur divers bateaux
Bientôt François épouse à Nantes
Dans la paroisse Saint-Denis
Une amie, presque une parente
La veuve de son cousin Louis
Dans son manoir de Fonteclose
Très vite, Charette s'ennuie
Lors il chasse, si dire, j'ose
Les cerfs et les biches aussi
Quand la Révolution éclate
Il se réfugie à Coblence
Puis il regagne ses pénates
Car inquiet pour le roi de France
Lors, déferlent les Sans-culottes
À la prise des Tuileries
Il manque d'y laisser ses bottes
Et sa tête au bout d'un fusil
En mil sept cent quatre-vingt-treize
Dans les premiers jours du printemps
Une boiteuse armée rennaise
Lui mendie son commandement
À la tête des va-nu-pieds
Au nom de sa très sainte église
Sur son écharpe il fait broder
En lettres d'or, une devise
Où est inscrit : "Battu, parfois
Combattu, souvent ; abattu
Jamais", sa profession de foi
Unanimement reconnue
Après la prise de Saumur
En juin de cette même année
Sa troupe tombe sur un mur
À Nantes et à Noirmoutier
Il se sépare de sa troupe
[On l'éloigne, diront d'aucuns]
Et constitue un petit groupe
Pour traquer les Républicains
En quatre-vingt-quatorze, il gagne
Une bataille décisive
Ce qui met un terme aux campagnes
En Vendée de l'armée active
Mais la trêve ne dure guère
Car le futur roi Louis XVIII
De son exil en Angleterre
À la reconquête l'invite
Alors François, sans plus attendre
Réunit dix-mille soldats
Et sur la plage vient attendre
Une flotte qui ne vient pas
Peu-à-peu ses hommes le lâchent
Seul avec quelques insurgés
Dans les bois d'Anjou il se cache
Mais bientôt se fait capturer
À Nantes, sur la place Viarme
Le vingt-neuf mars quatre-vingt-seize
Charette est passé par les armes
Au nom de la nation française
[J'ajouterai, "de La Contrie"]
N'est pas un noble d'opérette
Mais noble de race et d'esprit
Surnommé "Le roi de Vendée"
Napoléon dira de lui
Qu'il n'était pas dénué d'idées
Et laissait "percer du génie"
Fils de Michel Louis, chevalier
Seigneur de La Contrie, François
Naît dans la ville de Couffé
En mil sept cent soixante-trois
Il entre à l'école des Gardes
De la Marine, où l'a placé
Sa mère Marie de La Garde
Veuve récemment éplorée
En mil sept cent quatre-vingt-sept
Il est lieutenant de vaisseau
Et presque un tour de la planète
Il a fait sur divers bateaux
Bientôt François épouse à Nantes
Dans la paroisse Saint-Denis
Une amie, presque une parente
La veuve de son cousin Louis
Dans son manoir de Fonteclose
Très vite, Charette s'ennuie
Lors il chasse, si dire, j'ose
Les cerfs et les biches aussi
Quand la Révolution éclate
Il se réfugie à Coblence
Puis il regagne ses pénates
Car inquiet pour le roi de France
Lors, déferlent les Sans-culottes
À la prise des Tuileries
Il manque d'y laisser ses bottes
Et sa tête au bout d'un fusil
En mil sept cent quatre-vingt-treize
Dans les premiers jours du printemps
Une boiteuse armée rennaise
Lui mendie son commandement
À la tête des va-nu-pieds
Au nom de sa très sainte église
Sur son écharpe il fait broder
En lettres d'or, une devise
Où est inscrit : "Battu, parfois
Combattu, souvent ; abattu
Jamais", sa profession de foi
Unanimement reconnue
Après la prise de Saumur
En juin de cette même année
Sa troupe tombe sur un mur
À Nantes et à Noirmoutier
Il se sépare de sa troupe
[On l'éloigne, diront d'aucuns]
Et constitue un petit groupe
Pour traquer les Républicains
En quatre-vingt-quatorze, il gagne
Une bataille décisive
Ce qui met un terme aux campagnes
En Vendée de l'armée active
Mais la trêve ne dure guère
Car le futur roi Louis XVIII
De son exil en Angleterre
À la reconquête l'invite
Alors François, sans plus attendre
Réunit dix-mille soldats
Et sur la plage vient attendre
Une flotte qui ne vient pas
Peu-à-peu ses hommes le lâchent
Seul avec quelques insurgés
Dans les bois d'Anjou il se cache
Mais bientôt se fait capturer
À Nantes, sur la place Viarme
Le vingt-neuf mars quatre-vingt-seize
Charette est passé par les armes
Au nom de la nation française
