Filiatus
Maître Poète
Les historiens ou les compères
De ce valeureux combattant
Avec respect le baptisèrent
François "Le Bayard Protestant"
Ils avaient fait les mêmes guerres
Servi les mêmes souverains
Bayard eut pu être son père
Si la religion ne survint
De Jean et de dame Alexane
Naît François, leur premier enfant
Au cœur d'un bien beau patrimoine
Entre Puisaye et Orléans
Suit Adrien, puis Marguerite
Mais le père meurt soudainement
Alors l'aîné de tout hérite
Et part à la guerre à vingt ans
François fait ses premières armes
Comme son père, aussi les fit
En Italie, pas loin de Parme
Auprès d'un certain Coligny
Tandis qu'il gagne à Cérisoles
Un combat de très longue haleine
Sa mère en France se console
En administrant son domaine
En mil cinq cent quarante-quatre
Tout bardé de belles médailles
Son aura ne cessant de croître
Notre héros rentre au bercail
Il retrouve Renée, sa femme
Que, jeune, il avait épousée
Et dans son château il se pâme
Le temps de faire trois bébés
Lors, de retour en Italie
Pendant le règne d'Henri II
Il est gouverneur près d'Asti
D'un dernier bastion dangereux
Profitant soudain de l'aubaine
Le rusé souverain anglais
Envoie une marée humaine
Pour venir envahir Calais
François est rappelé de suite
Et au soir du quatre janvier
De mil cinq cent cinquante-huit
Les Anglais sont expatriés
Un jour de mil cinq cent-soixante
Adrien, son frère adoré
Est tué de façon terrifiante
Par des catholiques zélés
Il se convertit, le traitre
À la nouvelle religion
Et avec Coligny, son maître
Il vandalise la région
L'an suivant Briquemault saccage
Le Gâtinais avec Condé
Il détruit Montargis de rage
Fait pendre monsieur le curé
Condé le nomme en récompense
Gouverneur militaire à Rouen
Malheureusement, pas de chance
Il est assiégé l'an suivant
Sur l'ordre du roi de Navarre
Il va quêter en Angleterre
Une intervention illusoire
Tant la situation est précaire
La Normandie récupérée
Par les armées du souverain
Briquemault court se réfugier
Dans son château du bord du Loing
Après quelques mois de silence
Il recommence ses razzias
Des confins de l'Île-de-France
Au nord du pays auvergnat
Lormes, Gâcogne, Montsauche, Mhère
Quarré-les-Tombes, Saint-Brisson
Dun-les-Places, Châblis, Ruère
Auxerre, Saint-Gengoux, Mâcon
On le retrouve à la bataille
De Jazeneuil, près de Poitiers
À Jarnac où, sous la mitraille
Son chef, Condé, est trucidé
Cinq jours plus tard sa troupe attaque
Le bourg de Saint-Jean-d'Angély
Et puis Angoulême et Cognac
Avant de repartir chez lui
Sur le chemin avec les reîtres
De Wolfgang, le duc de Deux-Ponts
Il va en Nivernais commettre
D'épouvantables exactions
Puis il met le feu à l'église
De Saint-Père-sous-Vézelay
Prend La Charité par surprise
Chasse les gueux dans la forêt
Puis il participe aux batailles
De Bourg-Dieu et de Montcontour
Avant d'assiéger la muraille
De Poitiers durant quatre jours
En mil cinq cent soixante-dix
Se croyant encore un jeune-homme
Briquemault reprend du service
Et à la tête de cent hommes
Descend dans la vallée du Rhône
Retrouver l'ami Coligny
Pour déloger l'ennemi "gone"
Qui bloque l'accès du Midi
En remontant vers la Bourgogne
À La Ferté et à Cluny
Ils vandalisent sans vergogne
Les magnifiques abbayes
Enfin de retour sur ses terres
Grâce à la paix de Saint-Germain
Il passe un bien tranquille hiver
Avec Coligny, son voisin
Il part ensuite à La Rochelle
Aider aux fortifications
Puis, à la Cour le roi l'appelle
Pour parlementer à "London"
Tout allait bien, trop bien peut-être
Entre les anciens ennemis
Mais tout n'est que dans le paraître
Car vient la Saint-Barthélemy
Tout-à-coup un tir d'arbalète
Blesse l'amiral Coligny
Lors, par la fenêtre, on le jette
Et le bas peuple l'équarrit
Briquemault devant ce carnage
Cherche à fuir désespérément
Et malgré son respectable âge
Il court comme un adolescent
À l'ambassade d'Angleterre
Il se réfugie quelques heures
Mais les poursuivants sanguinaires
Intimident l'ambassadeur
Condamné à mort en octobre
Bien que noble et grand officier
Le roi lui impose l'opprobre
D'être pendu et étranglé
Malgré cette anecdote infâme
Qu'on a pardonnée aujourd'hui
Je dédie cette œuvre à ma femme
Qui, fièrement descend de lui
De ce valeureux combattant
Avec respect le baptisèrent
François "Le Bayard Protestant"
Ils avaient fait les mêmes guerres
Servi les mêmes souverains
Bayard eut pu être son père
Si la religion ne survint
De Jean et de dame Alexane
Naît François, leur premier enfant
Au cœur d'un bien beau patrimoine
Entre Puisaye et Orléans
Suit Adrien, puis Marguerite
Mais le père meurt soudainement
Alors l'aîné de tout hérite
Et part à la guerre à vingt ans
François fait ses premières armes
Comme son père, aussi les fit
En Italie, pas loin de Parme
Auprès d'un certain Coligny
Tandis qu'il gagne à Cérisoles
Un combat de très longue haleine
Sa mère en France se console
En administrant son domaine
En mil cinq cent quarante-quatre
Tout bardé de belles médailles
Son aura ne cessant de croître
Notre héros rentre au bercail
Il retrouve Renée, sa femme
Que, jeune, il avait épousée
Et dans son château il se pâme
Le temps de faire trois bébés
Lors, de retour en Italie
Pendant le règne d'Henri II
Il est gouverneur près d'Asti
D'un dernier bastion dangereux
Profitant soudain de l'aubaine
Le rusé souverain anglais
Envoie une marée humaine
Pour venir envahir Calais
François est rappelé de suite
Et au soir du quatre janvier
De mil cinq cent cinquante-huit
Les Anglais sont expatriés
Un jour de mil cinq cent-soixante
Adrien, son frère adoré
Est tué de façon terrifiante
Par des catholiques zélés
Il se convertit, le traitre
À la nouvelle religion
Et avec Coligny, son maître
Il vandalise la région
L'an suivant Briquemault saccage
Le Gâtinais avec Condé
Il détruit Montargis de rage
Fait pendre monsieur le curé
Condé le nomme en récompense
Gouverneur militaire à Rouen
Malheureusement, pas de chance
Il est assiégé l'an suivant
Sur l'ordre du roi de Navarre
Il va quêter en Angleterre
Une intervention illusoire
Tant la situation est précaire
La Normandie récupérée
Par les armées du souverain
Briquemault court se réfugier
Dans son château du bord du Loing
Après quelques mois de silence
Il recommence ses razzias
Des confins de l'Île-de-France
Au nord du pays auvergnat
Lormes, Gâcogne, Montsauche, Mhère
Quarré-les-Tombes, Saint-Brisson
Dun-les-Places, Châblis, Ruère
Auxerre, Saint-Gengoux, Mâcon
On le retrouve à la bataille
De Jazeneuil, près de Poitiers
À Jarnac où, sous la mitraille
Son chef, Condé, est trucidé
Cinq jours plus tard sa troupe attaque
Le bourg de Saint-Jean-d'Angély
Et puis Angoulême et Cognac
Avant de repartir chez lui
Sur le chemin avec les reîtres
De Wolfgang, le duc de Deux-Ponts
Il va en Nivernais commettre
D'épouvantables exactions
Puis il met le feu à l'église
De Saint-Père-sous-Vézelay
Prend La Charité par surprise
Chasse les gueux dans la forêt
Puis il participe aux batailles
De Bourg-Dieu et de Montcontour
Avant d'assiéger la muraille
De Poitiers durant quatre jours
En mil cinq cent soixante-dix
Se croyant encore un jeune-homme
Briquemault reprend du service
Et à la tête de cent hommes
Descend dans la vallée du Rhône
Retrouver l'ami Coligny
Pour déloger l'ennemi "gone"
Qui bloque l'accès du Midi
En remontant vers la Bourgogne
À La Ferté et à Cluny
Ils vandalisent sans vergogne
Les magnifiques abbayes
Enfin de retour sur ses terres
Grâce à la paix de Saint-Germain
Il passe un bien tranquille hiver
Avec Coligny, son voisin
Il part ensuite à La Rochelle
Aider aux fortifications
Puis, à la Cour le roi l'appelle
Pour parlementer à "London"
Tout allait bien, trop bien peut-être
Entre les anciens ennemis
Mais tout n'est que dans le paraître
Car vient la Saint-Barthélemy
Tout-à-coup un tir d'arbalète
Blesse l'amiral Coligny
Lors, par la fenêtre, on le jette
Et le bas peuple l'équarrit
Briquemault devant ce carnage
Cherche à fuir désespérément
Et malgré son respectable âge
Il court comme un adolescent
À l'ambassade d'Angleterre
Il se réfugie quelques heures
Mais les poursuivants sanguinaires
Intimident l'ambassadeur
Condamné à mort en octobre
Bien que noble et grand officier
Le roi lui impose l'opprobre
D'être pendu et étranglé
Malgré cette anecdote infâme
Qu'on a pardonnée aujourd'hui
Je dédie cette œuvre à ma femme
Qui, fièrement descend de lui