J'savais pas quoi faire alors j'ai pris mon dico de rimes
J'ai feuilleté les pages pour m'amuser avec les pseudonymes
J'an avais marre de penser, de m'triturer la cervelle
De m'poser trop de questions sans réponses, sans séquelles
Alors j'ai essayé d'écrire quelques mots, quelques phrases
J'ai essoré mes neurones, ma matière grise sans extase
J'ai décalqué des ébauches de rêves sur des murs écrus
Et j'me suis entaillé les veines pour surprendre l'innatendu
Pour évincer ma raison qui somnole au fond de l'âme
Qui s'estompe futilement dans les coeurs brisés d'oriflammes
J'ai écouté les muses désenchantées dans de longues mélopées
S'écorcher leur voix, perdre leur souffle en des cris saccadés
J'ai visionné tous ces délices dans la prison de la mémoire
Pour en conclure qu'il était inutile de trop savoir
J'me suis terré dans la tannière des démons angoissants
Dans les alcôves clandestines des druides officiants
J'ai magouillé pour divertir, pour pimenter mes habitudes
Pour insuffler une brise légère dans les filets d'incertitude
J'ai convoité l'inespéré qui s'illumine de rubis
J'ai méprisé le règne du temps, l'égarement des phobies
J'ai signalé mes nuits sauvages dans le tumulte des tourbillons
Dans le silence évanescent des regards de suspicion
J'ai feuilleté les pages pour m'amuser avec les pseudonymes
J'an avais marre de penser, de m'triturer la cervelle
De m'poser trop de questions sans réponses, sans séquelles
Alors j'ai essayé d'écrire quelques mots, quelques phrases
J'ai essoré mes neurones, ma matière grise sans extase
J'ai décalqué des ébauches de rêves sur des murs écrus
Et j'me suis entaillé les veines pour surprendre l'innatendu
Pour évincer ma raison qui somnole au fond de l'âme
Qui s'estompe futilement dans les coeurs brisés d'oriflammes
J'ai écouté les muses désenchantées dans de longues mélopées
S'écorcher leur voix, perdre leur souffle en des cris saccadés
J'ai visionné tous ces délices dans la prison de la mémoire
Pour en conclure qu'il était inutile de trop savoir
J'me suis terré dans la tannière des démons angoissants
Dans les alcôves clandestines des druides officiants
J'ai magouillé pour divertir, pour pimenter mes habitudes
Pour insuffler une brise légère dans les filets d'incertitude
J'ai convoité l'inespéré qui s'illumine de rubis
J'ai méprisé le règne du temps, l'égarement des phobies
J'ai signalé mes nuits sauvages dans le tumulte des tourbillons
Dans le silence évanescent des regards de suspicion