adede
Nouveau poète
ici l'auteur vous fait part des horreurs causées par le soleil pendant la saison sèche
Voilà sanglant et rougeoyant de nos remords
Là-haut l'odieux astre pour nos terres médiocres
Au-dessus de ses ravages dans ses raies ocre
Le voilà bien notre messager de la mort
Le soleil de fin Août en avion vers l'Ouest
Vers l'Amérique et l'Amazonie toujours verte
Qui vive qui bouge encor sur sa rue déserte
Des yeux secs l'escortent des dépouilles de l'Est
L'herbe a faim et le sol a soif sous l'hécatombe
Des palmiers des dattiers des figuiers plus rustiques
L'air aride d'Août qui meut l'axe des Tropiques
Soulève une brume de terre d'outre-tombe
Que reste des orangeraies vierges et tendres
Des vastes vallées de cocotiers émeraude
Ou des bananeraies feuillues d'Afrique chaude
Seulement des plages de fumées et de cendres
Le soleil de fin Août a endeuillé hélas
Les reliefs des vergers et potagers sans nombre
Seuls sont là décimés incendiés les décombres
Des forêts de dragonniers gris et de lilas
Voilà sanglant et rougeoyant de nos remords
Là-haut l'odieux astre pour nos terres médiocres
Au-dessus de ses ravages dans ses raies ocre
Le voilà bien notre messager de la mort
Le soleil de fin Août en avion vers l'Ouest
Vers l'Amérique et l'Amazonie toujours verte
Qui vive qui bouge encor sur sa rue déserte
Des yeux secs l'escortent des dépouilles de l'Est
L'herbe a faim et le sol a soif sous l'hécatombe
Des palmiers des dattiers des figuiers plus rustiques
L'air aride d'Août qui meut l'axe des Tropiques
Soulève une brume de terre d'outre-tombe
Que reste des orangeraies vierges et tendres
Des vastes vallées de cocotiers émeraude
Ou des bananeraies feuillues d'Afrique chaude
Seulement des plages de fumées et de cendres
Le soleil de fin Août a endeuillé hélas
Les reliefs des vergers et potagers sans nombre
Seuls sont là décimés incendiés les décombres
Des forêts de dragonniers gris et de lilas