catimini
Nouveau poète
Le temps semble pétrifié, Les animaux sont aux aguets, Leurs sens les ont alertés, La brousse est en danger ! La Nature périt... Déjà des brindilles sèches, Se tordent sous les flammèches, Entraînant dans leur enfer Tout ce qui jonche la terre. Naseaux et museaux frémissent, Annonciateurs des prémices D'une course folle pour la Vie, Un contre-la-montre sans répit. Le spectacle est saisissant, Les buissons deviennent ardents, Des flammes rouges-orangées lèchent les herbes desséchées. La Faune périt... Les prédateurs et leurs victimes, Unis par une espérance ultime, Fuient côte à côte leurs ennemis : Les fureurs de l'incendie. L'air vibre par la chaleur, Les galops rythment la terreur, Mille yeux exorbités sur l'immensité, Recherchent un point d'eau inespéré. Les doigts crochus de la Mort, Happent les petits sans remords, Les femelles hurlent leur folie, Mais doivent courir pour la survie. Le crépitement est assourdissant, Les arbres se brisent en tombant Et piègent Flore et Faune, Dans un flamboiement, couleur d'automne. Et soudain s'offre l'Etang, Tous se lancent d'un même élan, Ils penseront beaucoup plus tard, A rechercher un territoire. La Nature revit. Cath.