Raziel
Grand poète
Quand le jour luit à ma fenêtre calfeutrée,
Je sais, dès lors, que mon être, désespéré,
Ne peut assouvir sa soif d'idéaux lointains
Sans épouser la mort, doux baiser du chagrin.
Tout espoir virevolte, et, silencieusement,
Se suicide dans les flots sombres et glacés
De ma conscience aux larges bords escarpés,
Rocher, falaise, monstre marin du néant.
Puisses-tu me venir en aide, voyageur,
Tes sorts, paraît-il, remontent le temps fané,
Réparant alors les capricieuses erreurs
De l'horloge humaine au cours déréglé.
02.12.2013