Notabene
Nouveau poète
Soir de septembre, il fait encore lumineux dehors, le soleil a pointé toute la journée. Je suis là assis face à une absence, la mienne. Vide, vidé, usé, épuisé de temps perdu, d’oubli de soi, et je ne le sais encore, de soie. Un mage apparaît…se dresse devant moi et me glisse des mots d’insultes d’un pseudo devenu absurde car exsangue de sens…Notabene. La lutte prend forme, les gifles volent, je suis défait, atterré, il s’introduit en moi déposant une carte, un itinéraire à mon insu. Il m’emmène ici près de vous et m’abandonne à mon sort…à ces coïncidences d’une absence et d’une, alors, future présence.
Prends-moi la main, viens avec moi, j’ai cette carte.
Je nous guide là-bas, un chez nous qui nous ressemble,
Une contrée perdue au milieu de partout.
Ce sera notre découverte, nous la garderons jalousement secrète,
Vierge de tous ces méfaits des hommes, de leurs travers et poisons.
C’est un pays immense où le soleil y teint étés comme hivers,
Nous dégusterons nos fruits gorgés de lumière.
L’eau coulera à flot des collines basaltiques de nos envies,
J’irai chasser ces animaux dont la chair fera de nos corps,
Elégance, séduction, fermeté et extases.
Je te couvrirai de leurs peaux dans ces hivers tempérés,
Gardant bien au chaud tes envies de t’allonger,
Devant ces âtres brulants nourris de nos bois,
Coupés de mes mains devenues calleuses de travail.
Oui ce sera chez nous, là-bas quelque part au milieu de partout.
Ta voix et tes rires éclateront dans l’air pur de nos souffles,
Nous découvrirons l’ensemble de nous,
Arrêtant le temps d’un claquement de doigts,
A y faire l’amour en suspension, sans devoirs ni empressements
Telle l’expression fidèle de notre faim de vie.
Prends-moi la main, viens avec moi, j’ai cette carte.
Je nous guide là-bas, un chez nous qui nous ressemble,
Une contrée perdue au milieu de partout.
Ce sera notre découverte, nous la garderons jalousement secrète,
Vierge de tous ces méfaits des hommes, de leurs travers et poisons.
C’est un pays immense où le soleil y teint étés comme hivers,
Nous dégusterons nos fruits gorgés de lumière.
L’eau coulera à flot des collines basaltiques de nos envies,
J’irai chasser ces animaux dont la chair fera de nos corps,
Elégance, séduction, fermeté et extases.
Je te couvrirai de leurs peaux dans ces hivers tempérés,
Gardant bien au chaud tes envies de t’allonger,
Devant ces âtres brulants nourris de nos bois,
Coupés de mes mains devenues calleuses de travail.
Oui ce sera chez nous, là-bas quelque part au milieu de partout.
Ta voix et tes rires éclateront dans l’air pur de nos souffles,
Nous découvrirons l’ensemble de nous,
Arrêtant le temps d’un claquement de doigts,
A y faire l’amour en suspension, sans devoirs ni empressements
Telle l’expression fidèle de notre faim de vie.