Maxoujedi
Nouveau poète
Me voilà saisi de mélancolie
À l’approche de ce nouvel été.
Une figure s’est affichée dans mon esprit,
L’image d’une boucle enfin bouclée.
Je ressens comme une agonie.
Si mon cœur bat au ralenti,
Si mon souffle est devenu court,
C’est faute d’espoir et d’amour.
Pourtant j’ai osé espérer, le fallait-il,
Que ces jeunes épaules tellement fragiles
Puissent à elles seules supporter
Le poids écrasant de la destinée.
Dois-je malgré tout continuer ma vie,
Le manque comme seule compagnie,
Avec mes éternels regrets
Pour seules et tristes pensées ?
Je devrais mettre fin à toutes ces souffrances
Qui me rongent en secret depuis mon enfance.
Mais moi, je n’oserai jamais me suicider
Et faire ainsi pleurer ceux que j’ai tant aimés.
Venez m’achever, le temps presse.
Allez ! Qu’on m’assassine ! Qu’on me renverse !
Oui ! Qu’on me flingue ! Qu’on me plante ! Qu’on me tue !
Butez vite cette vie d’un vide absolu !