fil2fer
Poète libéré
Fable de la Machine à choux.
Soit ! le premier essai n’est jamais réussi
Souvent, mère nature, eut l’ouvrage à refaire
Car en inventant l’homme, au lieu d’un franc merci
La grand correcteur ne lui mit qu’un « peut mieux faire. »
Et était annoté en plus et souligné
« De qui ne sert à rien cet homme à les allures »
« Donc votre fantaisie rangez-la au grenier, »
" Avant que je vous colle aux corvées de pelures. »
Qui veut la perfection, doit savoir bien vexer.
Rodin est sans statue si sa terre est mauvaise ?
Alors pour se sortir d’un si méchant procès,
La nature inspirée prit la meilleure glaise.
Et son tour de potier tourna de très longs mois
Pour un jour proposer deux nouveaux prototypes.
La femme, si gracieuse et d’un joli minois,
L’homme, quoiqu’elle fit, prit l’air d’un sale type.
Donc au grand correcteur d’étudier le projet.
Devant son jugement, la nature est inquiète !
« La femelle a coup sûr est un joli sujet, »
« Mais l’homme mon amie ! … Quelle horreur ! … Quelle tête ! »
C’est vrai que la beauté et monsieur Cro-Magnon
Ne sont jamais posés sur la même étrangère !
Est-ce un péché que de servir pour l’occasion
Un tout petit mensonge au secours de l’affaire ?
« C’est dans ma conception le point le plus subtil »
« J’ai fait l’homme vilain, le souhaitant modeste, »
« J’ai aussi bien pris soin d’oublier le nombril, »
« Au bal des prétentieux je le prive d’orchestre. »
« Mais s’il est sans beauté, il est d’utilité. »
« Lorsque nous assemblons ces deux énergumènes »
« Ils vont multiplier, puisque fertilité »
« Est la finalité du projet que je mène. »
« La femelle est en fait une machine à choux, »
« Neuf mois de gestation lui seront nécessaires, »
« Il sortira d‘elle, des choux, en petits bouts, »
« Trop cuits ou pas assez, mais de pâte légère. »
-----
Puisque le correcteur des deux mains a signé,
Toujours la vie messieurs, nous la devrons aux femmes.
Sans elles nous serions rangés dans un grenier,
Pendant qu’une autre éplucherait ses passe-crassane.
Fil2fer
Le 07/11/2011
Soit ! le premier essai n’est jamais réussi
Souvent, mère nature, eut l’ouvrage à refaire
Car en inventant l’homme, au lieu d’un franc merci
La grand correcteur ne lui mit qu’un « peut mieux faire. »
Et était annoté en plus et souligné
« De qui ne sert à rien cet homme à les allures »
« Donc votre fantaisie rangez-la au grenier, »
" Avant que je vous colle aux corvées de pelures. »
Qui veut la perfection, doit savoir bien vexer.
Rodin est sans statue si sa terre est mauvaise ?
Alors pour se sortir d’un si méchant procès,
La nature inspirée prit la meilleure glaise.
Et son tour de potier tourna de très longs mois
Pour un jour proposer deux nouveaux prototypes.
La femme, si gracieuse et d’un joli minois,
L’homme, quoiqu’elle fit, prit l’air d’un sale type.
Donc au grand correcteur d’étudier le projet.
Devant son jugement, la nature est inquiète !
« La femelle a coup sûr est un joli sujet, »
« Mais l’homme mon amie ! … Quelle horreur ! … Quelle tête ! »
C’est vrai que la beauté et monsieur Cro-Magnon
Ne sont jamais posés sur la même étrangère !
Est-ce un péché que de servir pour l’occasion
Un tout petit mensonge au secours de l’affaire ?
« C’est dans ma conception le point le plus subtil »
« J’ai fait l’homme vilain, le souhaitant modeste, »
« J’ai aussi bien pris soin d’oublier le nombril, »
« Au bal des prétentieux je le prive d’orchestre. »
« Mais s’il est sans beauté, il est d’utilité. »
« Lorsque nous assemblons ces deux énergumènes »
« Ils vont multiplier, puisque fertilité »
« Est la finalité du projet que je mène. »
« La femelle est en fait une machine à choux, »
« Neuf mois de gestation lui seront nécessaires, »
« Il sortira d‘elle, des choux, en petits bouts, »
« Trop cuits ou pas assez, mais de pâte légère. »
-----
Puisque le correcteur des deux mains a signé,
Toujours la vie messieurs, nous la devrons aux femmes.
Sans elles nous serions rangés dans un grenier,
Pendant qu’une autre éplucherait ses passe-crassane.
Fil2fer
Le 07/11/2011