pablito57
Nouveau poète
Il est exactement 21h08, et je suis là planté comme un con dans mon canapé, malade comme un chien, à regarder des absurdités à la télévision.
Pas de cinéma ce soir. Tant pis. Trop malade. Rassurez vous, ce n'est pas ce que les gens appellent la grippe mexicaine. Parce que de un, je n'ai croisé aucun mexicain ces derniers jours, et de deux, quand on est au chômage, on a pas la thune pour aller se pavaner au Mexique en sirotant une Tequila. Ma Tequila à moi, c'est en fait de la crème de Whisky.
C'est terrible le chômage, je vous jure. ça vous détruit de partout. Tu vas tout juste avoir 23 ans, tu as fait des études (paraît que ça aide) et tu avais un bon job. Tu te prends un appartement, tu fais la fête, tu pars en voyage. Tu vis. Tu ne penses pas à l'avenir (insouciance de la jeunesse quand tu nous tiens). Cette vie, tu te l'imagine de plus en plus belle au fils des jours. Et oui, c'est bien connu, plus tu en as, plus tu en veux. Proverbe de merde.
Et un beau jour, paf. C'est fini. Le tour de manège est terminé. Tu descends (enfin tu dégringole comme une loque). "Merci pour tout votre travail effectué, mais du fait de la conjoncture actuelle, votre contrat prendra fin le 19 décembre". Ces mots raisonnent encore en moi comme si c'était hier. Et à ce moment précis j'ai pensé à toutes les personnes qui allais subir le même sors que moi (ici ou ailleurs). Chienne de vie.
Je suis pas le plus à plaindre. Je vis seul et n'est pas d'enfants. Résistons, résistons. Mais on finira malheureusement quand même tous à l'abattoir. Ou y sommes nous peut-être déjà passé.
"La vie, c'est pas la tarte" que me disait un vieux professeur. Il avait pas taures...
Nous sommes aujourd'hui le 09 mai 2009, et depuis ce fameux 19 décembre, je n'ai rien foutu de ma vie. Ou presque. Une énorme parenthèse s'est ouverte. Referme toi, salle chienne. Bordel de merde. Le temps est comme gelé. Les journées me paraissent parfois interminables.
Je suis le modèle même d'un assisté de l'état. C'est beau l'assistanat.
Cependant, par je ne sais quel élan, je me suis quand même décider à me réorienter (adieu Bac +3). J'ai révisé et passé deux concours. Dans ma petite vie de chômeurs frustré, il me faut encore attendre les résultats. C'est mieux que rien. C'est pire que tout.
A ce rythme, je vais aller m'acheter des aiguilles à tricoter.
J'ai l'impression que je ne fais que de la daube. De la merde. De la pure merde sous cellophane, je vous jure (je vous rassure, je vois quand même du monde, je suis insociable, mais pas à ce point).
Donc comme je vous le dis, j'en viens à faire de la merde. J'ai des contact (et/ou relations) bizarre. A se faire totalement chier, on se découvre. C'est flippant. Je ne me reconnaît pas, moi qui aspiré à une vie on ne peut plus banale: un métier qui me plaît, une maison, une femmes, des gosse. A une vie de merde en fait.
Alors j'entre en contact avec tout type de personnes. J'aime cette fille, j'aime cet homme. J'aime ces hommes, j'aime ces filles. Alors je vais de rencontre en rencontre. D'histoires farfelues en histoires farfelues.
Mes 5 mots du moment? Sentiments, Distance, Sexe, Hommes, Femmes.
J'ai des Sentiments pour un homme que je ne verrais jamais (Distance), et je comble mon vide en draguant tout ce que je trouve (Hommes et Femmes => Sexe).
C'est terrifiant le vide. Je n'arrive pas à savoir si en moi règne un vide affectif total, ou si ce putain de vide se transforme peu à peu en Hiroshima à l'intérieure de moi.
Mais ça fait mal, et j'aime pas cette sensation.
Je suis capable d'aimer quiconque, n'importe où, et à tous moment tellement j'ai besoin de cette chose que je ne sais même pas définir. Est-ce l'espoir du désespoir? Je ne sais pas. Mais plus les jours passent, plus c'est le bordel dans ma tête. Je crois que Hiroshima n'a pas dit son dernier mot...
Merci à vous d'avoir (peut-être) pris le temps de me lire. C'était une explosion de mots. Mon explosion de mots.
David
Pas de cinéma ce soir. Tant pis. Trop malade. Rassurez vous, ce n'est pas ce que les gens appellent la grippe mexicaine. Parce que de un, je n'ai croisé aucun mexicain ces derniers jours, et de deux, quand on est au chômage, on a pas la thune pour aller se pavaner au Mexique en sirotant une Tequila. Ma Tequila à moi, c'est en fait de la crème de Whisky.
C'est terrible le chômage, je vous jure. ça vous détruit de partout. Tu vas tout juste avoir 23 ans, tu as fait des études (paraît que ça aide) et tu avais un bon job. Tu te prends un appartement, tu fais la fête, tu pars en voyage. Tu vis. Tu ne penses pas à l'avenir (insouciance de la jeunesse quand tu nous tiens). Cette vie, tu te l'imagine de plus en plus belle au fils des jours. Et oui, c'est bien connu, plus tu en as, plus tu en veux. Proverbe de merde.
Et un beau jour, paf. C'est fini. Le tour de manège est terminé. Tu descends (enfin tu dégringole comme une loque). "Merci pour tout votre travail effectué, mais du fait de la conjoncture actuelle, votre contrat prendra fin le 19 décembre". Ces mots raisonnent encore en moi comme si c'était hier. Et à ce moment précis j'ai pensé à toutes les personnes qui allais subir le même sors que moi (ici ou ailleurs). Chienne de vie.
Je suis pas le plus à plaindre. Je vis seul et n'est pas d'enfants. Résistons, résistons. Mais on finira malheureusement quand même tous à l'abattoir. Ou y sommes nous peut-être déjà passé.
"La vie, c'est pas la tarte" que me disait un vieux professeur. Il avait pas taures...
Nous sommes aujourd'hui le 09 mai 2009, et depuis ce fameux 19 décembre, je n'ai rien foutu de ma vie. Ou presque. Une énorme parenthèse s'est ouverte. Referme toi, salle chienne. Bordel de merde. Le temps est comme gelé. Les journées me paraissent parfois interminables.
Je suis le modèle même d'un assisté de l'état. C'est beau l'assistanat.
Cependant, par je ne sais quel élan, je me suis quand même décider à me réorienter (adieu Bac +3). J'ai révisé et passé deux concours. Dans ma petite vie de chômeurs frustré, il me faut encore attendre les résultats. C'est mieux que rien. C'est pire que tout.
A ce rythme, je vais aller m'acheter des aiguilles à tricoter.
J'ai l'impression que je ne fais que de la daube. De la merde. De la pure merde sous cellophane, je vous jure (je vous rassure, je vois quand même du monde, je suis insociable, mais pas à ce point).
Donc comme je vous le dis, j'en viens à faire de la merde. J'ai des contact (et/ou relations) bizarre. A se faire totalement chier, on se découvre. C'est flippant. Je ne me reconnaît pas, moi qui aspiré à une vie on ne peut plus banale: un métier qui me plaît, une maison, une femmes, des gosse. A une vie de merde en fait.
Alors j'entre en contact avec tout type de personnes. J'aime cette fille, j'aime cet homme. J'aime ces hommes, j'aime ces filles. Alors je vais de rencontre en rencontre. D'histoires farfelues en histoires farfelues.
Mes 5 mots du moment? Sentiments, Distance, Sexe, Hommes, Femmes.
J'ai des Sentiments pour un homme que je ne verrais jamais (Distance), et je comble mon vide en draguant tout ce que je trouve (Hommes et Femmes => Sexe).
C'est terrifiant le vide. Je n'arrive pas à savoir si en moi règne un vide affectif total, ou si ce putain de vide se transforme peu à peu en Hiroshima à l'intérieure de moi.
Mais ça fait mal, et j'aime pas cette sensation.
Je suis capable d'aimer quiconque, n'importe où, et à tous moment tellement j'ai besoin de cette chose que je ne sais même pas définir. Est-ce l'espoir du désespoir? Je ne sais pas. Mais plus les jours passent, plus c'est le bordel dans ma tête. Je crois que Hiroshima n'a pas dit son dernier mot...
Merci à vous d'avoir (peut-être) pris le temps de me lire. C'était une explosion de mots. Mon explosion de mots.
David