Quand le plomb d’argent percera ma chair,
Vous ne serez plus qu’avec votre mère,
Je ne serai plus qu’un tissu troué,
Lacéré, distendu, ensanglanté.
Tous fixés et lourdement enchaînés,
Ligotés à ces troncs d’intolérance.
Cinq corps. Cinq vies. Une même insouciance.
Tous liés par une même destinée.
Je regrette d’avoir dit fortement,
Ce que chacun murmurait doucement.
Je souffre de ne pas vous voir grandir,
Qu’on puisse me condamner à mourir,
Me juger dépourvu d’humanité,
Pour de simples et volantes pensées !
Qui croit pouvoir ôter des destinées
A sa place parmi les condamnés.
Vous ne serez plus qu’avec votre mère,
Je ne serai plus qu’un tissu troué,
Lacéré, distendu, ensanglanté.
Tous fixés et lourdement enchaînés,
Ligotés à ces troncs d’intolérance.
Cinq corps. Cinq vies. Une même insouciance.
Tous liés par une même destinée.
Je regrette d’avoir dit fortement,
Ce que chacun murmurait doucement.
Je souffre de ne pas vous voir grandir,
Qu’on puisse me condamner à mourir,
Me juger dépourvu d’humanité,
Pour de simples et volantes pensées !
Qui croit pouvoir ôter des destinées
A sa place parmi les condamnés.