• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

Eugène Sue revisité (1804-1857)

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Filiatus
  • Date de début Date de début

Filiatus

Maître Poète
eugene-sue.jpg
Je n'ai jamais vraiment bien su
Si "Les Mystères de Paris"
Du dénommé Eugène Sue
Fut son seul et unique écrit

Ah, mais non ! Je lis sur sa fiche
Qu'il a écrit "Le Juif errant"
Et plein d'autres titres s'affichent
Qui envahissent mon écran

Eugène Sue, sans aucun doute
Fut un talentueux écrivain
Mais à ce palmarès j'ajoute
Qu'il fut un fin politicien

Il naît à Paris, de Joseph
Et de dame Sophie Tison
Son père est chirurgien en chef
Du monarque Napoléon

D'ailleurs, son parrain, c'est Eugène
Fils adoptif de l'Empereur
Et Joséphine est sa marraine
Son impératrice de sœur

Eugène est un médiocre élève
Babillard comme un perroquet
De fait, ses études sont brèves
Au sein du lycée Condorcet

Heureusement son brave père
L'intègre en sa Maison du roi
Il devient médecin stagiaire
À l'été mil huit cent vingt-trois

Tenté par la littérature
Eugène écrit sur Charles X
Une pièce à fort belle allure
Jouée en mil huit cent vingt-six

Mais point de public populaire
Convié à cette générale
Seulement quelques militaires
Et la femme du général

Le mois suivant une corvette
En route pour les chaudes mers
Embarque l'adjudant-poète
Comme chirurgien auxiliaire

Après quelques dures batailles
Quelques peurs, quelques jaunes fièvres
Quelques rapides fiançailles
Il revient le sourire aux lèvres

En mil huit cent trente, il hérite
De la fortune paternelle
Qu'il engloutit bigrement vite
En casinos et en hôtels

Son magot si bien se consume
En débauches, que "Le beau Sue"
Doit se rabattre sur sa plume
Pour s'assurer des revenus

Aussitôt, telle une machine
Eugène sort de son chapeau
Une "Histoire de la Marine"
En cinq tomes monumentaux

Puis, il publie "Le Morne au diable"
"La Salamandre", "Plik et Plok"
Bref, sa verve considérable
En fait le chouchou de l'époque

En mars mil huit cent trente-huit
Charles X, son admirateur
En son palais doré, l'invite
Pour avoir la Légion d'honneur

Peu de temps après, maître Eugène
Par le socialisme ébloui
Raconte les nuits parisiennes
Dans "Les mystères de Paris"

Au bout d'un an le livre sort
Avec un suspens si fouillé
Que les vieux au seuil de la mort
Se retiennent pour trépasser

Puis il écrit "Le Juif errant"
Qui n'est pas une histoire juive
C'est un feuilleton fascinant
"Les mystères du peuple" suivent

Or là le scandale est énorme
Il incite à l'insurrection
Eugène a dépassé les bornes
Estime Louis-Napoléon

Lors, mis à l'index par le pape
Par le président censuré
Son roman est vendu sous cape
Quand Paris le fait député

Lorsque s'installe l'Empire
En mil huit cent cinquante et un
Notre écrivain craignant le pire
S'enfuit dans un pays voisin

Le bon roi Victor Emmanuel
Qui règne sur les deux Savoie
Prend le rebelle sous son aile
Afin qu'il poursuive sa voie

C'est là qu'il écrit "Jeanne et Louise"
"Miss Mary", "La Bonne aventure"
"Gilberte et Gilbert", "La Marquise
Cornélia Alfi", et bien sûr

La suite de ses longs "Mystères
Du peuple", objet de son exil
Qui passionnent les prolétaires
D'Annecy jusqu'à Albertville

En mil huit cent cinquante-sept
Alors qu'il est bien jeune encore
Un ange lui confie l'enquête
Sur les mystères de la mort.
 
encore une fois bien conté,

quand Eugène sut l'empereur transpire;)

pareillement je ne connaissais de lui que les mystères de Paris, une vieille reliure que j'ai chiné en brocante et que je n'ai jamais fini la lecture tant les personnages sont des caricatures, les bons beaux et angéliques et ont toutes les qualités, les méchants vraiment pas beaux et ont tout les défauts de la conceptions :p
 
Retour
Haut