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Etre libre. ( prose )

neyneyne

Nouveau poète
" Maman, j'vais faire du vélo. " Et je pars. Je prends mon vélo, je prends mon sac, et disparais de cette maison. Sa me fait de la peine. Je vois déjà ma mère, affolée, en pleine crise de nerfs parce qu'elle ne me voit pas revenir. Une heure. J'ai envie d'aller voir ma sœur et son mari, mais je sais que je vais encore les déranger. Alors je continue de pédaler. Je vois encore mon père, stressé, mais qui n'en montre rien. Deux heures. Je sens mon portable vibré plein de fois. Je sais que c'est eux. Et Marc. Il m'envoie des messages et il m'appelle. Je sais déjà ce qu'il veut me dire. " Fais pas la conne " , " Rentre " , " Tu vas trop loin " ... Ils ont peut-être prévenus les flics maintenant. Trois heures. Je sais pas ou je suis. Dans une grande ville ? Je suis probablement perdue. Mais j'm'en fous. J'me suis jamais sentie aussi libre. J'leur est envoyé un message, pour leur dire que tout va bien. Et j'ai éteint mon portable. Je sais qu'ils ont pas apprécié ce message. Quatre heures. Là ils ont dû appeler tous mes potes. Marion, Solène, Apo, les filles du volley et tous les autres qu'ils connaissent. Si ça se trouve, eux aussi, tous mes "ami(e)s" s'inquiètent. Ils ont p'tetre essayé de me joindre. Ou pas. Si ça se trouve, ils en on rien à foutre de ce qu'il m'arrive. Sa serait pas la première fois. Maman a du appelé toutes la famille. Pour prévenir si je débarque ou si ils ont des nouvelles. Gaëlle doit savoir. J'aurais peut-être dû la prévenir. Juste elle. Non. Je sais qu'elle sait que je fait pas de conneries. Cinq heures. Il commence à faire nuit. J'suis entouré de champs et de prairie. J'arrête de pédaler. Et je sors mon sac de couchage. J'allume mon portable. J'ignore les appels manqués et les messages reçus. j'envoie un message à tous ceux qui, je pense, ont été prévenus. " Ce soir, je dors à la belle étoile". Ils vont me détester après ça. Ils vont tous me détesté de leur avoir fait peur comme ça pendant plusieurs heures juste pour un petit moment de Liberté. Mais j'm'en fous. J'me sens libre. J'assumerais les conséquences. Comme à chaque fois. Leçons de morale, prises de tête, pleurs, engueulade. La routine. A moins que je ne rentre pas... J'en suis là, dans mes pensées, au clair de lune, au moment où je m'endors. Je vois pas la nuit passé. après tout, cinq heures de vélo, c'est pas mal. J'me souviens d'un rêve. J'ai rêvé que je rentrais jamais. Mais c'était qu'un rêve. Et puis j'me réveille. Au début, je crois sentir l'herbe douce sous mes doigts. Puis j'ouvre les yeux, et je vois un plafond. Il m'est familier. Bien sur ! C'est celui de ma chambre. Et, de nouveau, je comprends : Cette nuit, j'ai encore rêvé de Liberté ...
 
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