Eyeore
Nouveau poète
… Cet été là.
Les feux ont tout détruit, ravageant au passage
Des forêts et des champs ; il ne reste d'images
Que des moignons noircis, des terres calcinées.
J'ai vu les flammes lécher des arbres séculaires
Ou bien faire éclater de frêles épineux,
Pour s'attaquer ensuite à des murs vigoureux
Tel un monstre géant aux membres tentaculaires.
L'inconscience de certains, a détruit le labeur
De tout ce qui était l'essence de la vie
De ces hommes et ces femmes à qui restent aujourd'hui
L'amertume, la douleur, la souffrance et les pleurs.
Dans les flammes dantesques ils ont vu s'écrouler
Le moindre souvenir, si précieux à leur cœur ;
Spectacle de l'enfer, d'où monte la rancœur
De tous ceux qui ont vu leurs vies démantelées!
Des hommes sont venus apportant leur savoir,
Leur bonne volonté… Surtout un réconfort …
N'écoutant que leur cœur, ils vinrent en renfort
Secourir ou mourir en faisant leur devoir.
D'autres les ont suivis, armés de leur courage
Tentant parfois en vain, d'éteindre les brasiers,
Oubliant leur fatigue, se donnant sans compter
Evitant qu'à nouveau les feux ne se propagent.
Que ce soit dans les airs ou encore sur la terre,
Ces hommes valeureux combattent sans répit…
Parfois venus d'ailleurs, ils ont risqué leur vie
Pour ce pays qui souffre, ils se montrent solidaires.
Je regarde atterrée la nature détruite
Où règnent ça et là des braises incandescentes
Qui attendent sournoises, terribles et menaçantes,
Que se lève le vent afin qu'elles ressuscitent !
Et quand le jour s'achève dans le soleil couchant
Que les feux de la terre se mêlent à ceux du ciel
Je me prends à haïr ces actes démentiels
Qui ont fait de la vie un acte évanescent.
Déméter, bouleversée, proteste à sa manière :
En voyant sur sa terre chagrin, désolation…
Pour accomplir sa tâche, non point de compassion De sa grande tristesse en sortira l'hiver.
Caroline
Par la folie des hommes, l'été s'est embrasé !Les feux ont tout détruit, ravageant au passage
Des forêts et des champs ; il ne reste d'images
Que des moignons noircis, des terres calcinées.
J'ai vu les flammes lécher des arbres séculaires
Ou bien faire éclater de frêles épineux,
Pour s'attaquer ensuite à des murs vigoureux
Tel un monstre géant aux membres tentaculaires.
L'inconscience de certains, a détruit le labeur
De tout ce qui était l'essence de la vie
De ces hommes et ces femmes à qui restent aujourd'hui
L'amertume, la douleur, la souffrance et les pleurs.
Dans les flammes dantesques ils ont vu s'écrouler
Le moindre souvenir, si précieux à leur cœur ;
Spectacle de l'enfer, d'où monte la rancœur
De tous ceux qui ont vu leurs vies démantelées!
Des hommes sont venus apportant leur savoir,
Leur bonne volonté… Surtout un réconfort …
N'écoutant que leur cœur, ils vinrent en renfort
Secourir ou mourir en faisant leur devoir.
D'autres les ont suivis, armés de leur courage
Tentant parfois en vain, d'éteindre les brasiers,
Oubliant leur fatigue, se donnant sans compter
Evitant qu'à nouveau les feux ne se propagent.
Que ce soit dans les airs ou encore sur la terre,
Ces hommes valeureux combattent sans répit…
Parfois venus d'ailleurs, ils ont risqué leur vie
Pour ce pays qui souffre, ils se montrent solidaires.
Je regarde atterrée la nature détruite
Où règnent ça et là des braises incandescentes
Qui attendent sournoises, terribles et menaçantes,
Que se lève le vent afin qu'elles ressuscitent !
Et quand le jour s'achève dans le soleil couchant
Que les feux de la terre se mêlent à ceux du ciel
Je me prends à haïr ces actes démentiels
Qui ont fait de la vie un acte évanescent.
Déméter, bouleversée, proteste à sa manière :
En voyant sur sa terre chagrin, désolation…
Pour accomplir sa tâche, non point de compassion De sa grande tristesse en sortira l'hiver.
Caroline