isa90
Maître Poète
Et vivre de l’air du temps
Grimper au sommet de la colline et voir le soleil se lever à l’horizon
Regarder en bas dans la vallée, la ville qui fourmille de bruit et de pollution
Imaginer la cohue dans les rues, les heures de pointe où les klaxons
Etouffent malheureusement les douze coups de midi qui carillonnent.
Respirer un grand coup, cheveux au vent
Ressentir en soi, toute l’énergie du néant
Redevenir à l’essence même de la vie un instant
Et vivre quelques secondes… de l’air du temps.
Grimper au somment de la colline et s’émerveiller devant la beauté
De la brume qui, comme un voile de jeune mariée se met à danser
S’évaporer et s’envoler avec les nuages d’automne qui s’amoncellent
Avant que la pluie bienfaitrice contribue à nos besoins essentiels.
Respirer un grand coup, le regard perdu dans le lointain
Ecouter en soi, l’instant présent, ne pas penser à demain
Redevenir une âme à la recherche du firmament, un moment
Et vivre quelques secondes … de l’air du temps.
Grimper au sommet de la colline et être le spectateur consterné
De notre terre meurtrie qui se bat avec tellement de fierté, de volonté
Contre les pelleteuses qui la blessent, la torturent, la bafouent
Monstrueuse et gloutonne cupidité des hommes devenus fous.
Respirer un grand coup, n’écouter que le chant du vent
Comme une mélodie universelle venue de l’infiniment grand
Redevenir une étoile filante lumineuse, juste un instant
Et vivre quelques secondes… de l’air du temps.
Redescendre du sommet de la colline, retrouver l’espèce humaine
Avec dans notre cœur une bouffée d’amour pour contrer la haine
Sourire aux inconnus qui s’oublient dans des soucis crées par la société
Et vivre quelques secondes... De l’air du temps…en toute liberté…
… juste en harmonie, comme un rêve éveillé imbibé d’espérance
Oublier la différence, l’indifférence, juste la tolérance en abondance
Où les couleurs de la paix dans un arc en ciel s’imposent naturellement
Pour enfin vivre, ensemble… de l’air du temps… éternellement.
Isabelle