Et si l’on jouait à s’aimer
Et si l’on jouait,
N’aie pas peur ce n’est qu’un jeu,
Loin d’une belle vérité,
Jouons aux amoureux.
Et si nos rencards étaient rendez-vous,
Si nos baisers étaient romantiques,
Si avec trois mots nous devenions fous,
Et si l’on s’accordait un amour algébrique.
Et si chaque étreinte appelait aux sentiments,
Si chaque caresse n’était que douceur,
Si tu arrêtais ce semblant de regard qui ment,
Et si l’on parlait de nous sans pudeur.
Et si nous sortions de cette force de l’insensé,
Si, s’il-te-plait, si je n’étais plus un jouet.
Si tu entendais ces pleurs que tu n’a jamais vu,
Si tu voyais couler ces larmes de malentendus.
Et si j’oubliais cet air détaché de femme fatale,
Si je laissais exprimer ma jalousie envers ces rivales.
Si je t’envoyais dans la gueule toute ma rancœur,
Et si je laissais enfin exploser ce putain de mal au cœur.
Si tu te regardais dans la glace,
Tentant d’affronter ces mots auxquels tu ne saurais faire face.
Si je t’avouais que je n’ai jamais joué,
Et si, si tu savais, qu’en réalité je t’aimais…
On ne joue pas l’amour, il n’y en a pas,
Relation étrangère au quotidien, loin des blablas,
Envie de toi, plaisir physique,
Sensations et désirs machiavéliques.
Ne t’inquiète pas ce n’était qu’un jeu
Et si l’on était amoureux…