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Et puis...

Rêveurlunaire

Maître Poète
Et puis, et puis...

C'est toujours d'un espoir innocent
Que je flatte la blanche lumière
Qui refleurit l'aurore trémière
Comme naissent les amours par cent ;

Et puis, et puis d'un orgueil discret
Je respire le bonheur frivole
Que ma main délicatement vole
Au chevet de son sommeil secret ;

Elle, sous ses draps de lin froissés
N'a pour tout dire que l'ingénue
Beauté d'une femme demi nue
Au parfum de ses bras enlacés ;

Et puis, et puis au sucre du jour
Qui poudroie avec peine ses rêves
Je revois éclore sous les grèves
De ses yeux l'amour par un ajour ;

Et ses cils comme l'herbe des prés
Éclot de rosée ensoleillée
Sont comme une opale niellée
Qui nuit la nuit des astres pourprés ;

Dans le dernier élan d'un baiser
D'orange et de lime parfumée
Je vous accompagne mon aimée
Car vous savez amour m'apaiser ;

Et puis, et puis...

Mais son dernier rêve comblé
Le savez-vous qui m'accompagne
Cependant que sur ma campagne
Le jour revient mûrir le blé,

Est dans l'odeur du vœu naissant
Que sa nuque essaime et distille
Comme la douce et l'infantile
Fleur de mai, deviens caressant ;

La lumière blondi ses yeux
Et puis, et puis d'amour frivole
Au son de l'abeille qui vole
M'élance dans ce lac des cieux ;

Ses cils comme l'herbe des prés
Sont une magnifique vague
De joncs tout de blanc d'où je vogue
Vers l'autre rivage pourpré ;

Et elle, sous ses draps froissés
N'a pour dire que l'ingénue
Aisance d'une femme nue
Au parfum des lys enlacés ;

Et puis, c'est au sucre du jour
Que je pose heureux sur ses lèvres
Ce baiser d'orange de Sèvres
Valant l'ombre rose bonjour ;

Et puis, le sucre roux du jour
Poudroie avec peine son rêve,
Et vois éclore sur la grève
Ses yeux d'amour par un ajour ;

Comme naissent tous ses éveils
Parfumés d'orange et de lime
Lui fais d'une dernière rime
L'univers de vers des éveils...

Daniel Beau le poète rêveur
01 octobre 2020
Inknotpad
Google Chrome
08:44

Le début du poème est en ennéasyllabe et puis après la pause en octosyllabe.
 
Et puis, et puis...

C'est toujours d'un espoir innocent
Que je flatte la blanche lumière
Qui refleurit l'aurore trémière
Comme naissent les amours par cent ;

Et puis, et puis d'un orgueil discret
Je respire le bonheur frivole
Que ma main délicatement vole
Au chevet de son sommeil secret ;

Elle, sous ses draps de lin froissés
N'a pour tout dire que l'ingénue
Beauté d'une femme demi nue
Au parfum de ses bras enlacés ;

Et puis, et puis au sucre du jour
Qui poudroie avec peine ses rêves
Je revois éclore sous les grèves
De ses yeux l'amour par un ajour ;

Et ses cils comme l'herbe des prés
Éclot de rosée ensoleillée
Sont comme une opale niellée
Qui nuit la nuit des astres pourprés ;

Dans le dernier élan d'un baiser
D'orange et de lime parfumée
Je vous accompagne mon aimée
Car vous savez amour m'apaiser ;

Et puis, et puis...

Mais son dernier rêve comblé
Le savez-vous qui m'accompagne
Cependant que sur ma campagne
Le jour revient mûrir le blé,

Est dans l'odeur du vœu naissant
Que sa nuque essaime et distille
Comme la douce et l'infantile
Fleur de mai, deviens caressant ;

La lumière blondi ses yeux
Et puis, et puis d'amour frivole
Au son de l'abeille qui vole
M'élance dans ce lac des cieux ;

Ses cils comme l'herbe des prés
Sont une magnifique vague
De joncs tout de blanc d'où je vogue
Vers l'autre rivage pourpré ;

Et elle, sous ses draps froissés
N'a pour dire que l'ingénue
Aisance d'une femme nue
Au parfum des lys enlacés ;

Et puis, c'est au sucre du jour
Que je pose heureux sur ses lèvres
Ce baiser d'orange de Sèvres
Valant l'ombre rose bonjour ;

Et puis, le sucre roux du jour
Poudroie avec peine son rêve,
Et vois éclore sur la grève
Ses yeux d'amour par un ajour ;

Comme naissent tous ses éveils
Parfumés d'orange et de lime
Lui fais d'une dernière rime
L'univers de vers des éveils...

Daniel Beau le poète rêveur
01 octobre 2020
Inknotpad
Google Chrome
08:44

Le début du poème est en ennéasyllabe et puis après la pause en octosyllabe.

Je l'ai lu et relu. Il est vraiment magnifique.
Merci Daniel pour ce partage
Amicalement
Gaby
 
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