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Et pourtant

CHENNOUFI

Maître Poète
Et pourtant

Je serais gardien dans tes jours et tes nuits
Et je chasserais de tes chemins les démons
Je ferais le bouffon quand tu t'ennuies
Pour vous, ils seront toujours drôles mes mots
Je ferais des couleurs pour chasser de ton ciel le gris
Et que ton étoile ma fille brillera de nouveau
Pour que tu sache si je serais ailleurs combien je t'ai aimé
Même loin de moi, le cœur a des yeux

Un amour ardent, chaque nuit me ronge
Qui me dicte des mots en pensant à elle
Mes démons fuient quand je pense aux anges
Mon amour est saint témoigne Gabriel
Il fait trembler mon foie avec son orage
En moi, il fait les lois, avec son goût de miel
Qui me fait une joie, qui calme ma rage
Hélas, le chagrin, a enchainé mes ailes
La vie sans elle est devenue une cage
Sans son amour, je meurs, il est au pluriel

Gravé en or au cœur qui vient du foie
Il cause des larmes sacrées en avalanche
Dur est l'écorce, mais faible est le toit
Pour elle, je vis pour elle, je m'accroche
Peut-être qu'un jour changera mon destin
Mais si la mort sonne cette maudite cloche
Ce jour-là, ma fille, je te dis pardonne-moi
Je te laisse l'amour sur ces feuilles blanches
C'est les dicte de mon cœur écrites par mes doigts

Parle-moi printemps berceau de ma fleur
Pour elle, ce soir, tu dois convainque les saisons
Dite à l'hiver qu'il soit doux sur son corps
Fragile est sa peau et froid son tes vents
Malgré loin des yeux, elle est dans mon cœur
Gravé dans mes fonds, même si je n'ai que son nom
Peut-être qu'un jour mes mots lui chauffèrent le cœur
L'amour que j'ai pour elle, sa chaleur vienne de Dieu

En venant au monde, elle a changé mon sort
Elle a rempli le vide, même loin des yeux
Aujourd'hui, les rides envahissent mon corps
Loin d'elle, j'ai connu le pire et pourtant

J'ai aimé les fleurs, j'ai aimé les roses
Et tous devant moi deviennent printemps
Dans mon désert, tu sais ne pique plus le cactus
Mon bonheur grandi toi embryon
Mais quand j'ai senti tes coups de pied derrière l'écorce
Un immense bonheur envahi mon être, avant la trahison

À cet instant-là, j'ai aimé la nuit et son noir velours
Les étoiles qui brillent, avec ou sans lune au loin
J'ai aimé le jour et son phare au rayon d'or
Quand l'envie murmure coulent des larmes fines chaque matin

J'ai aimé l'hiver et le vent du nord
Avec les gouttes de pluie, moi, je cache mes larmes
J'ai aimé l'été et sa douce chaleur
Avec ces longues nuits, mon cœur te réclame

Quand les feuilles mortes dansent, c'est l'automne dans mon cœur
Toute est en jaune avec le gris qui cache mon ciel bleu
Ni oiseaux qui chantent, ni fleurs ni couleurs
Une mort latente me guette, oh ma fille ou se trouve ton lieu

Une terrible soif de ne pas voir tes beaux yeux
Quand je pense à toi, sourire et larme
Qui manifestent en moi en même temps
J'ai ratai la fille sourie moi chance de voir la femme

Malgré l'âge, tu sais pour toi, j'ai appris les danses
La salsa, le slow, ainsi le tango
Avant que tu naisses, je t'ai promis une danse
Je suivrais tes pas même vieux mourants

J'ai aimé la nuit et son noir velours
Les étoiles qui brillent sauf la mienne
J'ai dit à la lune ouvre lui ton cœur
À petit feu, elle meurt laisse moi soufflé l'étincelle
Son père vit encore et elle me croit mort
Laisse ma petite fleur grimpée sur mes ailes

Et j'ai compté les étoiles qui entourent la lune
Mais celle que je cherche hélas elle brille ailleurs
Ni nouvelle d'elle ni même pas un signe
Ni photo en tête, que j'admire chaque jour
J'ai ratai ces fêtes, cela me chagrine
Parle-moi poète, quoi faire pour cette douleur
Aux multiples facettes, qui m'assassinent
Loin de cette fillette, à petit feu, je meurs
Mon cœur, il s'inquiète, ou est, tu gamines

Dicte-moi douleur encore des mots
Et ne fais pas attention à mes larmes
Ils coulent même en joie, salée est leurs goûts
Dicte-moi l'amour bientôt, elle sera femme
Raconte à ma fille raconte lui tout
Dis-lui que sa présence calmera mes flammes
Triste et ma vie, tu as laissé vide le berceau
Même ta poupée, je crois qu'elle verse des larmes
Alors pour me calmer je fuis la maison
Mon seul remède, tu sais, c'est les poèmes
Si pour le jour où je serais dans un tombeau
Si tu me lis ma fille, tu sauras combien je t'aime
Malgré mon feu, j'ai besoin de ton eau
Je garde espoir et je te dis quand même
À bientôt
Mustapha
 
Toujours très émouvant pour ta fille chérie, elle protègera toujours, et elle t'aime aussi très fort.

Gros bisous Sophie
 
Tu mets beaucoup de poésie dans tes poèmes et l'écriture est un baume sur ton cœur souffrant. Bisou
 
Des mots sublimes pour décrire ce manque qui brise ton coeur, pour cette petite fille chérie qui restent lenifiants malgré la douleur. ....Émouvant. ...Amicalement....Katy-Ann
 
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