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Et, en bas ...

Matthale

Webmaster
Membre du personnel
Et en bas

L'hiver, les bâtards sont les premiers dehors,
La quémande et le froid, pour exister un peu,
Les chaussures percées, des guenilles en renforts,
Derrière la vitrine, se réchauffer un peu.

Les pieds dans la neige toute la journée,
Et le travail à la laverie, dans l'étang,
Les manches retroussées, lavandières,
Les corbeilles à ramasser, un moment....

L'été du mal né est bien plus beau,
Des pommes à ramasser, des étoiles,
Il y eu des aubes avant ce sceau,
Enfermant des générations proies.

Essais psychothérapiques nullissimes,
Compréhension de la psyché ? Enzymes...
Problèmes de couple ? Comprimés, suivi,
Prenez un chien, mon compte c'est suisse vie...

L'automne, c'est le pire, pas de difficultés,
Aucune motivation, des feuilles qui tombent,
Le néant cérébral, Faudrait pas se fatiguer,
Mais il y en a, des milliards, de tombes.

Le printemps de ses siècles dépassés,
Le berceau, le rêve de notre humanité,
L'immaculée, la déesse, inexistante.
La conception d'une idée évidente...
 
Dernière édition:
Oui, que de tristes clichés à repasser
pour obtenir au moins un lissé!
sans connaître le glissé d'un regard ignorant
qui se tourne, fermant les yeux
sur l'obole que nous lui avons mise en main!

Merci à toi!
Si chacun des bien-cossus se regardait,
ils pourrait vivre à l'aise sans fortune personnelle,
placée ailleurs dans un panier d'aisance pour les reproduire
en vase clôt!
au lieu d'en faire un petit royaume aux êtres déchus!

Merci à toi, Amicalement, Polymnie2
 
Un parfait miroir de douleur , au fil des saisons.
Nous sommes une fratrie de six j'étais le dernier des garçons,j'ai porté les habits de mes aînés toute mon adolescence et qui plus est, j'étais aussi le grand...:)
Merci pour ce beau texte
Amicalement Raymond
 
Oui Raymond, et encore oui Matthale,
Chacun se souvient
ce qu'était l'époque joyeuse, tout naturellement,
avec un minimum pour vivre en général!
Achat de chaussures, à tour de rôle,
l'hiver nous portions des galoches
offertes par "l'habillement" pour les familles nombreuses
ou un tablier noir avec liseré rouge
au col et à la ceinture!
les vêtements passaient de l'un à l'autre
Nous ne faisions pas tâches!
Mon amie, d'un milieu assuré, faisait
des caprices chez elle pour avoir les mêmes!
Elles ne comprenait pas qu'elle n'y avait pas droit!
Il y avait un jour de lessive, et non chaque jour
comme font certaines mères de familles aujourd'hui!
A la machine!!!
Apprendre aux enfants de respecter leurs affaires et
non user la facilité, et en tous les domaines!
L'économie se pratiquait d'abord au foyer
et la jalousie n'existait pas!
C'était une belle philosophie pour entrer dans le
précipice de la vie!
 
Dernière édition:
Bonjour Mathale dans nos campagnes on a vu des familles pauvres de cinq enfants et plus vivant dans une seule pièce et pourtant la mère se débrouillait pour avoir ses enfants correctement habillés et propres pour aller à l’école.

On mangeait des châtaignes, le vin venait de la petite vigne rien ne se perdait la nature a toujours (souvent) été généreuse...

Le modernisme est arrivé assez tardivement dans les 90 à Figeac il y avait encore des femmes qui allaient faire leur lessive au lavoir.

C’était aussi le lieu de rencontre pour parler et dieu sait qu’elles avaient des choses à se raconter.

Une époque où on était pas forcément malheureux on vivait simplement on se contentait de peu, l’entraide était de mise...

Mon amitié poétique
Maurice M
 
Dernière édition:
Merci beaucoup de vos ressentis :)

En effet, il risque d'y avoir de moins en moins de saisons.
Et pour s'en souvenir, il faut en transmettre le plus possible.

Amitiés, Matthale
 
Matthale, il y a l'histoire de l'époque des années quarante, qui parle avant note naissance!
Mon père état au front, a eu une permission pour la naissance d'un sixième enfant!
C'est moi qui suis apparue! Il n'a pas été rappelé, sur ce front suicidaire!
Et comme un fait exprès, j'étais l'enfant qui écoutait tout, enregistrait tout mais ne disait rien!
mais souffrait devant les difficultés devant l'après guerre!
Tous biens confisqués! Maison, garage son métier!Jalousie d'un village, et de certains de ses
soit disant amis! Il tombe de haut! mais ne lâche pas devant l'adversité.
Départ à zéro, avec 7 enfants à charge!!! En urgence nous partons en Belgique chez ma grand mère maternelle!
Combien de souffrances muettes par mes parents! mais écoutées par moi!
 
Entre jalousies et course effrénée vers la facilité.
Beaucoup en souffrent, de ces gens qui ne s'écoutent pas.
Chacun leur avis et chacun leur vie.
Ton père m'aurait beaucoup plu.

Amitiés, Matthale
 
Malheureusement, tu nous "parles d'un temps que les moins de 20 ans" aimeraient ne pas connaître....mais cette misère humaine : physique et morale est partout dans le monde ....et bien plus pitoyable que la misère matérielle....
Je me suis reconnue dans mon enfance à travers ton poème et les différents commentaires pertinents que j'ai pu lire.
Rien ne se perdait, tout se recyclait....
Gamine, dans un petit pays d'europe, j'allais à la fontaine chercher de l'eau, , j'allais au lavoir laver le linge, j'allais dans les bois ramasser de quoi faire le feu de cheminée, le vendredi soir j'aidais ma grand mère à faire cuire le pain qui devait nous faire la semaine, je marchais avec des sabots en bois et le dimanche j'avais droit à des souliers tout beaux....( presque, parce que j'étais pas l'ainée....mais ma petite soeur qui les récupérait l'année suivante, pouvait se plaindre davantage !!!
Je ne connaissais que le sucre roux comme gourmandise...mais alors, qu'est ce que je me régalais..... avec ce moment de douceur !
Le peu qu'on possédait, on le partageait.
Merci pour ce texte que je découvre un peu tardivement. Cela aurait été dommage que je le rate.
Amitiés.
 
J'avais le pain d'épice et le pain perdu.
La vie devient trop compliquée.
Les "grands" de ce monde l'ont rendu bien compliquée.
Beaucoup de personnes se plaignent mais que dire de ceux qui se taisent ?
La douleur est silencieuse, alors demain rien n'ira mieux.
La difficulté rapproche, la facilité éloigne.
Triste morale de cette histoire. Naturellement.
Amitiés, Matthale
 
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