demoon711
Poète libéré
Lorsque le jour se lève, à l’aube de sa vie, Ne vois-tu pas les ombres, qui déjà se dissipent, Dans le silence calme, de la nuit qui s’enfuie, Et ne vois-tu donc pas, mon amour, que j’hésite. Les cendres de ton corps, les éclats de ton âme, Me parle au fond de moi, me hurlent en silence, Que si tu n’es plus là, ton esprit est une lame, Dont je danse sur le fil, entendant ta clémence. Songe à nos jours heureux, et songe à notre amour, Car pas même l’adieu, ta mort ou bien l’année, N’ont éteint ce brasier qui brûle pour toujours, Et n’ont su séparer nos deux destinées. Alors que dans la tombe, ton corps inerte attend, Brisé par le sommeil, dans une chambre endormie, Mon esprit, tous les soirs, attend impatiemment, De te voir, mon amour, de voir ton esprit. Afin que dure toujours cet amour qui m’emplit, Que vive toujours le jour, ou tu m’avais dit oui, Que tu poses chaque soir, sur mes lèvres endormies, Un doux baiser d’amour, sur mes lèvres en sursis.