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ERRANCE,

Eyeore

Nouveau poète
Allongée sur la grève, les yeux perdus sur l'eau,
Toute éveillée je rêve à certains beaux oiseaux :
Mouettes familières ou encore cormorans
En rondes régulières tournent autour des haubans.

Cette étendue magique, voile céruléen,
Fut le théâtre épique de quelques grands marins,
Mais le sombre linceul couvrit traîtreusement
Des bateaux voguant seuls, perdus sur l'océan.

La trace de mes pas sur le sable mouillé
Laisse ses cicatrices devant l'immensité ;
Et la légendaire Ys, par les flots entourée,
Ne se releva pas de Neptune courroucé.

Pourtant pour moi la Mer, c'est une symphonie ;
Son ressac est un chant pour mon âme ravie...
Et son côté pervers, par ses vagues mourant
Sur de perfides brisants, blesse mon cœur aimant.

O Eole, dieu du vent, tu mêles mes cheveux,
Aux embruns les mouillant ; ton souffle sur mes yeux
Me bercent doucement... Je suis comme engourdie ...
J'admire le couchant, c'est un moment béni !

Le soleil s'est couché, tout est devenu sombre.
Des reflets argentés scintillent au fond de l'ombre...
Peut-être que ce soir je viendrais sous la lune T'admirer douce dame, et nous ne ferons qu'une.
Caroline

 
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