Cette vie est faite pour se terminer,
Dans un souffle ou dans un cri,
On ne le prévoit jamais.
Il faut souffrir pour se sentir vivant,
Il faut rire et s’amuser,
Et que ça dure longtemps.
La naissance, le temps qui s’échappe,
Impossible à rattraper,
Et passent les étapes.
La morale nous colle comme une chape,
En plomb ou bien en acier,
En éviter les trappes.
Les progrès qui font aller de l’avant,
Donnent l’impression d’avancer,
Mais parfois si lentement.
Les rencontres quelquefois échangées,
La solitude reviendra,
Parfois par nécessité.
Les paysages longuement contemplés,
Du désert à la toundra,
Quand tout est dénudé.
Que reste t’il qui ne soit fait,
Tout a été découvert,
Et tout ou presque, exploré.
Que peut-il encore arriver,
Éventuellement une guerre,
Histoire de tout exploser.
Il vaut mieux vivre sa vie pleinement,
Profiter de chaque joie,
Sans se faire de faux serments.
Rêver sa maison en palais d’argent,
S’imaginer être un roi,
Tout en vivant simplement.
Notre mort viendra pour nous délivrer,
Poussières d’étoiles ou cristaux gris,
Quand tout sera terminé.