Gregoire
Nouveau poète
Je me sens malhabile...
De mes deux mains tremblantes
je la serre, fragile,
j'ai peur qu'elle ne sente
ma grande apréhension.
Je ne peux repousser
cette horrible impression...
Mais je dois avancer.
Je déteste cela,
mais, hélas! je le dois!
Si je me trouve là,
C'est à cause du roi.
J'emmène sa promise
en tant que grand veneur.
Sous sa longue chemise,
je sens battre son coeur.
Seuls, nous allons chasser
près des grandes fallaises,
chaucun notre gibier;
je me sens mal à l'aise...
Je dois percer son sein,
lui ôter sa santé,
trancher sa blanche main;
elle va me hanter!
Deux gouttes de sueur
coulent depuis mes tempes
quand je vois la lueur
du château et ses lampes.
Je ramène le corps
endormi de ma reine
sans croire avoir eu tort.
Pour appaiser ma peine.
Je l'étend sur sa couche,
la couvre de draps noirs.
Sortent alors de ma bouche
ces quelques mots d'espoir:
"Que mon roi me pardonne,
mais qu'il regarde en face:
pour peu qu'il se raisonne
il me donnera grâce.
Comment aurais-je pu
détruire la beauté
de son corps mis à nu?
Non, je n'ai pas fauté."
Mais ca ne sert à rien,
je vais subir la mort.
Je lui baise la main
et accepte mon sort.
FEVRIER 2009 (16 ans)
De mes deux mains tremblantes
je la serre, fragile,
j'ai peur qu'elle ne sente
ma grande apréhension.
Je ne peux repousser
cette horrible impression...
Mais je dois avancer.
Je déteste cela,
mais, hélas! je le dois!
Si je me trouve là,
C'est à cause du roi.
J'emmène sa promise
en tant que grand veneur.
Sous sa longue chemise,
je sens battre son coeur.
Seuls, nous allons chasser
près des grandes fallaises,
chaucun notre gibier;
je me sens mal à l'aise...
Je dois percer son sein,
lui ôter sa santé,
trancher sa blanche main;
elle va me hanter!
Deux gouttes de sueur
coulent depuis mes tempes
quand je vois la lueur
du château et ses lampes.
Je ramène le corps
endormi de ma reine
sans croire avoir eu tort.
Pour appaiser ma peine.
Je l'étend sur sa couche,
la couvre de draps noirs.
Sortent alors de ma bouche
ces quelques mots d'espoir:
"Que mon roi me pardonne,
mais qu'il regarde en face:
pour peu qu'il se raisonne
il me donnera grâce.
Comment aurais-je pu
détruire la beauté
de son corps mis à nu?
Non, je n'ai pas fauté."
Mais ca ne sert à rien,
je vais subir la mort.
Je lui baise la main
et accepte mon sort.
FEVRIER 2009 (16 ans)