Emilie88
Poète libéré
Soudain je me retrouve blessée
La salle fuit, s'estompe et se tord
Elle va venir me chercher
Elle arrive, la cruelle mort
Le sang suinte de ma blessure
Tels des petits rubis étincelants
Qui se transforment en pleurs obscurs
Et s'évaporent en ruisselant
La douleur me dévore, me détruit
Et soudain me paralyse
Il reviendra, à travers la nuit
Ce Démon que la souffrance attise
Pour me faire souffrir, me faire payer
Je le sens, il n'est plus très loin
En rêve il cherchait à m'effrayer
Dans mes pensées il se cachait dans un coin
Le Démon revient empli de haine
Ses yeux me brisent et m'effacent
Ils sont miroirs de ma peine
Et contiennent de la rancune une trace
Son regard mortel, son regard de feu
Entre en moi comme un venin
En portant en lui ce mystère ténébreux
Que ne porte aucun être humain
Il s'approche et se penche calmement
Comme pour prolonger mon agonie
Il observe le sang attentivement
Qui éclate de douleur et de mélancolie
L'image de l'être se trouble
Tout est flou, puis devient sombre
Alors mon inquiétude redouble
Plus un bruit, plus une ombre
Dans ce lieu étrange, dans ce néant,
Où tout passe vite sans écouler une seconde
Un écho surgit, puis j'entends:
"Tu te trouves entre les mondes
Tu n'es ni morte, ni vivante
Tu dois retourner sur terre
Vaincre ce mal qui te hante
Il faut que tu te libères"
La salle fuit, s'estompe et se tord
Elle va venir me chercher
Elle arrive, la cruelle mort
Le sang suinte de ma blessure
Tels des petits rubis étincelants
Qui se transforment en pleurs obscurs
Et s'évaporent en ruisselant
La douleur me dévore, me détruit
Et soudain me paralyse
Il reviendra, à travers la nuit
Ce Démon que la souffrance attise
Pour me faire souffrir, me faire payer
Je le sens, il n'est plus très loin
En rêve il cherchait à m'effrayer
Dans mes pensées il se cachait dans un coin
Le Démon revient empli de haine
Ses yeux me brisent et m'effacent
Ils sont miroirs de ma peine
Et contiennent de la rancune une trace
Son regard mortel, son regard de feu
Entre en moi comme un venin
En portant en lui ce mystère ténébreux
Que ne porte aucun être humain
Il s'approche et se penche calmement
Comme pour prolonger mon agonie
Il observe le sang attentivement
Qui éclate de douleur et de mélancolie
L'image de l'être se trouble
Tout est flou, puis devient sombre
Alors mon inquiétude redouble
Plus un bruit, plus une ombre
Dans ce lieu étrange, dans ce néant,
Où tout passe vite sans écouler une seconde
Un écho surgit, puis j'entends:
"Tu te trouves entre les mondes
Tu n'es ni morte, ni vivante
Tu dois retourner sur terre
Vaincre ce mal qui te hante
Il faut que tu te libères"