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Entre le réel et l’imaginaire

CHENNOUFI

Maître Poète
Entre le réel et l’imaginaire

Face à la mer, je me questionne
Sous le soleil chaleur qui brule
Pieds nus, je marche sur les dunes
Où es-tu âge de l'amour ?
Est-ce que bientôt mon heure sonne
Ou bien, j'aurai encore d'autres jours
Une voix murmure, vient d'une sirène
Pourquoi les larmes, pourquoi les pleures
Je t'ai ressenti, je ne suis pas humaine
Dis-moi monsieur qui tu déplores
À cause de tes mots, mon cœur saigne
Tes mots font trembler les profondeurs
Ils attristent même les baleines
Sans dire aux autres vers toi, je m'aventure
Dis-moi alors pour qui sont tes larmes
Tes mots messieurs me serrent fort le cœur
Est-ce que tu n'as jamais vu pleuré avant une sirène
Ou bien pour toi, je ne suis qu'une légende histoire

Mais avant dis-moi pourquoi sirène
Les larmes et l'eau de mer ont le même goût
Est-ce que c'est les larmes qui remplissent les mers
Vos larmes, est-ce qu'ils sont doux
Ou bien, vous ne pleurez jamais, l'eau vous satisfaire
Car, j'ai gouté mes larmes, ils ont le même goût
Dis-moi s'il te plait sirène que dois-je faire
Est-ce que je dois pleurer ma belle, pour remplir l'océan
Pour ça, il me faut l'éternité, et je ne suis qu'un être éphémère
De fleur en fleur, je vis et je meurs comme un papillon
Vers ou est m'a destiné paradis ou enfer
Pour l'aimer toute une vie, je sais, je n'ai plus le temps
Si je la vois rien qu'un instant, alors je vais me taire
Et je fermerais les yeux en souriant

Rien au sud, j'ai cherché, surement, elle vit au nord
Oh horizons, j'aurais aimé être un oiseau
Avec mes ailes, je fouillerais l'univers
Face aux tempêtes, ne m'arrêteront pas les vents
Ni les montagnes montueuses, je suivrai les rivières
Ni les avalanches ni les volcans
Pour mes ailes j'éviterais sur mon chemin les chutes de pierres
Et à chaque fontaine, je vais lui écrire des mots
Des mots d'amour tendres si sa soif un jour l'amène pour boire
Elle trouvera « je t'aime ma fille, je suis toujours vivant »

Au jardin d'éden pour elle, je cueillerais une fleur
Elle sera bien garder, arrosé chaque matin
Pour elle seul, je la garde, pour son retour
Et si je meurs sur ma tombe s'il vous plait plantez-là
Je sentirais alors son âme auprès de mon corps
Et si ma feuille du haut ne tombe pas
Alors heureux, avec ma voix en or
Je chanterais pour elle demain
Et son cœur redeviendra alors
Plus légère que ma plume, elle dans mes bras
Un jour avec mes mots d'amour
Son cœur sera teinté de joie

Des mots d'amour, j'aurai toujours
Surabondant dans mes quatrains
Elle me lira surement un jour
De douleur et de joie des larmes, elle versera
J'espère te voir un jour
Destin souri moi

Je t'attendrais mon amour
Ici avant l'au-delà
Je te serrer dans mes bras très forts
Quand nos yeux se croisent alors là
Tu vas ressentir le coup de foudre
Qui frappe ton cœur soudain
À cet instant, tes peines s'effondrent
Je m'incline ce jour-là à tes lois
Le cadeau de Dieu, je dois le reprendre
Même si je laisse ma vie, pour ça

Et avec la douceur de mes doigts
Je tresserais ta chevelure
Je le ferrais à chaque matin
Je sécherais même tes pleures
Si tu tombes, je serai là

Je l'attendrais au réveil
Sans dire, un mot, je reste là
À admirer devant moi, cette merveille
Jusqu'à qu'elle me dit bonjour papa
Peut-être, j'aurais ce jour-là les larmes
Mais surement, ils seront de joie
Vieux, je serait-elle une belle femme
Je vis par et pour elle mes quatrains

Je t'attendrais sois sûr
J'ai tellement prié Dieu pour ça
Encore des jours, qu'il éloigne la mort
J'ai tant de choses à lui dire si je la vois
Depuis qu'elle est née dur ma douleur
Ils me l'ont volé la nuit, vide sont mes bras
Oh sage-femme oh docteur de malheur
Pour quel prix, vous avez brisé le cœur d'un papa
Sous le froid, toute la nuit moi, j'étais dehors
Sous cette fenêtre, mes yeux se noient
Un spectre cette nuit là me murmure
Oublie le bonheur bonjour chagrin

Pourquoi sirène, tu creuses mes blessures
Ici, tu n'as rien à faire, alors tais-toi
J'ai cru de vous un grand amour
Et une tendresse qui ne finit pas
Prends le large, aux humains fais leurs bonheurs
Laisse-moi seul, avec ma plume écrire mes émois
Retourne auprès des tiennes et parle leurs
Dite leurs qu'ils cherchent ma fille pour moi
Qu'ils surveillent son bateau lorsqu'il quittera le port
Ne soyez pas rebelle, ni amis ingrats
Je serais reconnaissant, si j'ai, j'offre le meilleur
Vous devez me croire sur parole, je n'ai que ça

Sans me dire adieu, elle est partie en larmes
Et silencieusement, moi, je quitte les lieux
Un souvenir amer que moi, je traîne
Derrière mon dos, les cris de l'océan
Après la chaleur, le froid des dunes
Sirène s'il te plait, dite à mes enfants
Qu'ils sont dans mon cœur malgré qu'il saigne
Dite à mon fils qu'il soit un homme courageux
Et sur sa sœur qu'il veille
Et à ma fleur je lui dit a bientôt
Et pour toi sont mes poèmes
Mais toi sirène de temps en temps
S'il te plait reviens me voir
Un grand amour, moi j'ai pour vous
Même si tu n'est pas humaine
Je vous aime
Entre le réel et l’imaginaire
Ma douleur se trouve là
Mustapha
 
Cest tellement magnifique et émouvant, que Dieu entende ta prière, bravo pour ce poème.....Katy-Ann
 
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