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ENNEMI
A ma disgrâce, enivre-toi de vin capiteux
Revêts toi à mon échec des manteaux coûteux
Célèbre comme, un petit prince ta gloire.
C’est le plein temps de ton pouvoir.
Ainsi traduis moi en ton valet ;
Chaque jour, rattaché à ton chapelet,
Médite pour ma perdition.
A ma défaite, comble moi d’illusion
Et feins de traduire à mon visage compassion
Tandis qu’à tes yeux se lit ton intention.
Mais à cette coupe de souffrance,
Mon être se réjouit et se forge
Dans la douleur, à moi fleuri le courage.
Voici qu’à mon oreille, parle une voix de bienfaisance ;
Dans la vie tout est éphémère
Au cime de la misère,
Il y a une source de bonheur.
Le trésor résultant de la douleur
Est joie et satisfaction.
Sans pénitence il n’y a point de bénédiction.
Ennemi ! A ma face, tu taris de bonnes intentions
A mon insu tu garnis mon chemin d’embûches ;
Ta gorge se déploie quand je trébuche.
Mais hélas ; je suis au comble de la félicité.
Boly Eric