rivière
Maître Poète
Enfant, je parcourais les bocages et les forêts
Enfant,
je parcourais
en tous sens
les bocages et les forêts,
je moissonnais
les chaloupes de la brume,
l’arceau des soleils
à l’Orient,
je chevauchais
les syllabes des oiseaux,
les rires des blés,
les tourbillons du Loir,
la
houle des églantiers
contre
le cristal de l’aurore,
je butinais aussi
le baiser d’un sonnet de silence
effleurant
l’esquif des nuages,
la
romance du souffle
au gré
des pampres et des fleurs.
Plus tard,
quand je sus lire et écrire,
je découvris
dans le grenier de mes grands-parents,
les poètes de la Pléiade,
tels Ronsard, Du Bellay, ou Antoine de Baïf,
qui chantèrent
la Nature et la Femme,
ces deux thèmes conduisent
depuis toujours l’Humanité,
en effet
que serait le Monde
sans les arbres
et
ma Dame
aux paumes de clarté ?
Cette période de mon existence
détermina tous les actes de ma vie,
et j’abandonnai
tous mes rêves futiles de gloire et de vanité,
depuis lors,
je chante jour
après jour
les lais du Maine, ma Patrie,
et par-dessus tout
à chaque heure que Dieu fait
les délices de ma Fée de splendeur
sur la grève des horizons !
Sophie 839
Enfant,
je parcourais
en tous sens
les bocages et les forêts,
je moissonnais
les chaloupes de la brume,
l’arceau des soleils
à l’Orient,
je chevauchais
les syllabes des oiseaux,
les rires des blés,
les tourbillons du Loir,
la
houle des églantiers
contre
le cristal de l’aurore,
je butinais aussi
le baiser d’un sonnet de silence
effleurant
l’esquif des nuages,
la
romance du souffle
au gré
des pampres et des fleurs.
Plus tard,
quand je sus lire et écrire,
je découvris
dans le grenier de mes grands-parents,
les poètes de la Pléiade,
tels Ronsard, Du Bellay, ou Antoine de Baïf,
qui chantèrent
la Nature et la Femme,
ces deux thèmes conduisent
depuis toujours l’Humanité,
en effet
que serait le Monde
sans les arbres
et
ma Dame
aux paumes de clarté ?
Cette période de mon existence
détermina tous les actes de ma vie,
et j’abandonnai
tous mes rêves futiles de gloire et de vanité,
depuis lors,
je chante jour
après jour
les lais du Maine, ma Patrie,
et par-dessus tout
à chaque heure que Dieu fait
les délices de ma Fée de splendeur
sur la grève des horizons !
Sophie 839