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Encre lasse-temps de ma plume acérée (3)

kandinsky

Maître Poète
Encre lasse-temps de ma plume acérée

Bien que dans mes larmes, se noient remords perdus
Je sèche ce torrent, cet amas qui n’est plus
Sursaut d’orgueil en moi, ne capitulera
Prêt à puiser ce temps, qui du reste filera


Infatigable, tu cours, l’infini t’accompagne
Inaltérable, toujours, seul vivant à jamais
Insaisissable, nulle tour où tu daignes t’enfermer
Indésirable, amour, ta solitude compagne


Par cruelle impatience, tu dévores nos printemps
Caduque promesses d’un jour, l’amnésique t’affectionne
Que dire de nos soupirs, sinon qu’ils sont martyrs
Vains sont ceux qui espèrent, ton retour en arrière


Aucuns regrets passés, pas uns ne te chagrinent
Cicatrices impossibles, pas unes ne t’égratignent
Parcours intemporels, filent secondes démentielles
Voyage hors du temps, au-delà de ce ciel


Pas un temps morts en sursis, n’aura raison gardée
De l’instinct de survie car libre est ma pensée
Dans ce contre la montre, chaque instant se gangrène
Infectant mes heures creuses et ma vie qui s’égrène


Mais ne s’avoue vaincu, que celui qui renonce
C’est dans le dépit que vous enchaînent les ronces
Encre lasse-temps de ma plume acérée
Ma passion me procure cette envie d’espérer


Alors que mes écrits prenaient la poussière
Que l’encre même n’avait plus de caractère
S’est ouvert à moi un passage, la lumière
Une question, une solution subsidiaire


Des écritures au sol, puis imbriqués aux murs
Me répètent à tue tête, ses lectures qui rassurent
« Tout bourreau sature devant force de la nature »
« Tout acte de torture ne trahira l’homme pur »


D’une vie pour rature ne laisse que pourriture
Profiter du passé, présent comme le futur
Avant de regretter sa vie sous sépulture
Chaque instant même le pire, vaut la peine je le jure


Ainsi, encre passe-temps de ma plume liberté
Décourageant mes moindres séquelles d’exister
C’est dans l’absolu que cicatrisent mes blessures
Par delà les serrures, que naissent mes aventures


Des matons qui m’épient au silence de la nuit
C’est l’asile que je fuis par mes sens en furie
Privé de sortie à bien des perpétuités
Vous n’aurez jamais ma virtuelle liberté

Piloukan
 
Dernière édition:
Desolè...je ne suis pas assez "bon"..pour que tu m`apprécies !!..je le comprends !!avec mon français très approximatif...néanmoins...
je doit l`avouè...toi...c`est la CLASSE...ENCORE UNE FOIS !!...quand je déambule sur ta page...je me demmande se je fait des poèmes...au de la profanation...de la poèsie !! BRAVO...et continue de nous épatér !! CARLOS
 
Te voila revenu avec un poème choc,c'est tout simplement magnifique....
Un grand bravo.
Bisous.
Katy-Ann.
 
Un poème merveilleux avec des belles rimes..Bien présenté...
Bravo
Je vote
Amitiés

!lyes, Sontitange
 
heureuse de te retrouver pour nous ecrire encore de si beaux textes et nous, on veut bien te laisser ta virtuelle liberté, si tu viens de temps en temps au moins nous en faire profiter sur le papier.
gros bisous
isa
 
je confirme, j'aime beaucoup ton style, tu écris très bien, une trilogie qui appelle de toute ses forces la Liberté, un grand bravo, je vote naturellement
 
j'ai relu les trois....et pour moi celui-ci me paraît être le plus somptueux....de par les vers, le choix des mots....Sincèrement c'est superbe !!!! Merci à toi !
bisous
Chriss
 
J`aime beaucoup tes poemes aussi et tu sais toujours utiliser les mots justes et les rimes ideales.
Merci en tout cas pour tes coms, ils m`ont touches du fond du coeur.
Amities,
M
 
Après les murs, la folie et le temps, ta plume t'offre l'évasion et la volonté de ne pas renoncer. Que de belles leçons dans ce texte...profiter de chaque instant qui nous reste, ne pas succomber à la nostalgie, avancer toujours avancer...je trouve le style un peu différent des deux autres et cette etrange présentation...on dirait vraiment que tu t'échappes d'un carcan de rigidité...les murs difficiles à detruire, la folie impossible à régir et le temps qui file immuable et sans pitié....J'adore trois strophes en particulier, la 7, la 8 et la 11.
Epoustouflant!
bravo!
bisous
 
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