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En Ville d'Hiver...

delfinarella

Poète libéré
La douce harmonie aux parfums d’hier
Flottait dans le parc, en ville d’Hiver
Estompant les sons des voix travailleuses
Émanant du port, mains industrieuses
En fermant les yeux, les Belles d’antan
Glissant sur jupons aux bords festonnant
Se rendaient aux bras de leurs cavaliers,
Gravir les degrés du grand escalier
Pour faire admirer leurs belles parures
Tournoyant sans fin sous l’œil des dorures
Et abandonnant pour un court instant
L’infinie douleur de poumons brûlants

La douce harmonie aux parfums d’hier
Coule dans mon cœur, en ville d’Hiver
La rose se meurt, pleure ses pétales
Dans le clair-obscur d’une nuit sans voile
En fermant les yeux, les Belles d’antan
Vont se reposer, pour un court instant,
Sur les bancs épars, à l’ombre des chênes,
Celle des palmiers ou celle des frênes
Le teint rougeoyant par ce simple effort
De garder la vie, de vaincre la mort
D’arracher au temps encore une danse
Prolonger un peu leur courte existence

La douce harmonie aux parfums d’hier
S’éteint dans le parc, en ville d’Hiver….
 
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