jeanclaude
Nouveau poète
EN POUSSANT LE PORTAIL
En poussant le portail d'un sordide fortin
J'ai trouvé par hasard la sinistre présence
De cet étroit couloir, où stagne le mot fin,
Où la lueur s’éteint, où rien n'a d'existence.
Ce corridor secret aux portes maléfiques
Où l'au-delà piétine en attendant sa proie
En poussant les humains dans leurs destins tragiques
Il les empêchera de vivre, c'est sa loi.
Ce porche de la nuit s'ouvrait sur un brasier
Où les flammes dansaient avec cette indécence
Que fabrique l'enfer pour une éternité,
Un repaire odieux où règne le silence.
Du portique étoilé venait de la lumière
Tout le monde dansait, les gens semblaient heureux
Les anges voletaient de prière en prière
Le paradis s'ouvrait ainsi devant mes yeux.
Dans le fond du couloir la dernière des portes
Donnait sur un espace où tout paraissait muet
Les âmes s'y tenaient réunies en cohortes
Espérant du repos dans ce monde désuet.
Je suis ressorti vite en quittant dans la nuit
le portail entrouvert de ce fortin maudit
J'ai repris mon chemin et mes vagabondages
Et je laissais la mort terminer ses carnages.
jc blondel
En poussant le portail d'un sordide fortin
J'ai trouvé par hasard la sinistre présence
De cet étroit couloir, où stagne le mot fin,
Où la lueur s’éteint, où rien n'a d'existence.
Ce corridor secret aux portes maléfiques
Où l'au-delà piétine en attendant sa proie
En poussant les humains dans leurs destins tragiques
Il les empêchera de vivre, c'est sa loi.
Ce porche de la nuit s'ouvrait sur un brasier
Où les flammes dansaient avec cette indécence
Que fabrique l'enfer pour une éternité,
Un repaire odieux où règne le silence.
Du portique étoilé venait de la lumière
Tout le monde dansait, les gens semblaient heureux
Les anges voletaient de prière en prière
Le paradis s'ouvrait ainsi devant mes yeux.
Dans le fond du couloir la dernière des portes
Donnait sur un espace où tout paraissait muet
Les âmes s'y tenaient réunies en cohortes
Espérant du repos dans ce monde désuet.
Je suis ressorti vite en quittant dans la nuit
le portail entrouvert de ce fortin maudit
J'ai repris mon chemin et mes vagabondages
Et je laissais la mort terminer ses carnages.
jc blondel