lapoeteamateur
Nouveau poète
La tête entre les mains, repliée contre les genoux,
Le corps tremblant, les suées qui glissent dans mon cou,
Les yeux qui brulent, les tripes qui semblent s'arracher,
Je suis en manque, pour en avoir je suis prête à tuer.
Ma première fois, c'était des comprimés blancs,
Si petits et pourtant si efficaces, si bienfaisants,
Je pouvais les avoir aisément, j'avais de l'argent,
Je m'offrais un bonheur virtuel tout le temps.
Puis, peu à peu, j'ai augmenté la dose, l'achat,
Et changé de produit pour rester sur le chemin du nirvana,
J'aime pas les piqures mais je m'y suis faite sans broncher,
Me délectant du liquide qui savait me réchauffer.
J'ai perdu les pédales, j'ai perdu mon amoureux,
J'ai perdu mon travail, j'ai perdu mes rêves,
Je me suis enlisée dans la décadence où tout s'achève
Autour d'une auguille bien remplie, liquide précieux.
Le corps tremblant, les suées qui glissent dans mon cou,
Les yeux qui brulent, les tripes qui semblent s'arracher,
Je suis en manque, pour en avoir je suis prête à tuer.
Ma première fois, c'était des comprimés blancs,
Si petits et pourtant si efficaces, si bienfaisants,
Je pouvais les avoir aisément, j'avais de l'argent,
Je m'offrais un bonheur virtuel tout le temps.
Puis, peu à peu, j'ai augmenté la dose, l'achat,
Et changé de produit pour rester sur le chemin du nirvana,
J'aime pas les piqures mais je m'y suis faite sans broncher,
Me délectant du liquide qui savait me réchauffer.
J'ai perdu les pédales, j'ai perdu mon amoureux,
J'ai perdu mon travail, j'ai perdu mes rêves,
Je me suis enlisée dans la décadence où tout s'achève
Autour d'une auguille bien remplie, liquide précieux.
J'ai plus rien, plus d'argent, plus de famille, plus d'amis,
Je suis mariée, destinée, dévouée à mes sachets
Qui me sont offerts après quelques sales calins la nuit,
Mais il me reste encore ma poudre, mon rêve lyophilisé.
Je suis mariée, destinée, dévouée à mes sachets
Qui me sont offerts après quelques sales calins la nuit,
Mais il me reste encore ma poudre, mon rêve lyophilisé.
Aujourd'hui, j'ai décidé d'arrêter et mon corps tout entier
Me fait payer cette décision à grands coups de tortures,
Comme pour tester ma résistance et mon désir d'exister
Comme pour tuer ce que j'ai fabriqué de plus impur.
Sale, perdue, dans la souffrance morale et physique ,
Mon cerveau se trompe entre la vérité et le mensonge,
J'ai donné naissance à un nouveau mal qui ronge,
Et me bats contre moi-même, sans être sûre qu'il abdique.
Me fait payer cette décision à grands coups de tortures,
Comme pour tester ma résistance et mon désir d'exister
Comme pour tuer ce que j'ai fabriqué de plus impur.
Sale, perdue, dans la souffrance morale et physique ,
Mon cerveau se trompe entre la vérité et le mensonge,
J'ai donné naissance à un nouveau mal qui ronge,
Et me bats contre moi-même, sans être sûre qu'il abdique.