EN L'HARMONIE DE PARABOLES:
MES MEILLEURS VOEUX
MES MEILLEURS VOEUX
Je marche, je marche en cette nuit froide et glacée,
En rang parmi les autres, les pieds enchaînés.
Une femme traîne ses godillots, elle est fouettée,
Battue, frappée, cognée, ulcérée, injuriée,
Elle se relève titubant, les lèvres en sang
Et poursuit parmi nous autres cet raid fol.
Certains tombent, harassés, les bras en avant,
On les achève, les exécute à même le sol.
Nous avançons bien malgré nous sur ce chemin,
En haut d'une côte, vision illuminée
De rivage bleuté, calme, pur et serein.
Ils reprennent tous en galop désespéré...
J'arrive à me délier, me libérer des chaînes,
Saute dans le fossé, empruntant une route adjacente
Et je rampe, me traîne, me glisse avec peine
En ces broussailles d'épines drues et sanglantes,
Lacérée... soudain l'image de ma maison,
Humble chaume campagnarde à l'aura de jade...
Je frappe : mes enfants m'accueillent en oraison...
Prendre un bain, me laver de toutes ces sueurs fades...
Quand mon fils voulu ouvrir la porte du four
Je l'ai écarté...ce soir...la mie des labours:
Rien que de larges tranches de seigle et de blé
Que dans l'eau de la connaissance allons tremper...
A vous tous, recevez, acceptez mes voeux:
Sachons des liens nous libérer,
Sachons reconnaître la vérité,
Sachons nous vêtir d'humilité
Bonne année
En rang parmi les autres, les pieds enchaînés.
Une femme traîne ses godillots, elle est fouettée,
Battue, frappée, cognée, ulcérée, injuriée,
Elle se relève titubant, les lèvres en sang
Et poursuit parmi nous autres cet raid fol.
Certains tombent, harassés, les bras en avant,
On les achève, les exécute à même le sol.
Nous avançons bien malgré nous sur ce chemin,
En haut d'une côte, vision illuminée
De rivage bleuté, calme, pur et serein.
Ils reprennent tous en galop désespéré...
J'arrive à me délier, me libérer des chaînes,
Saute dans le fossé, empruntant une route adjacente
Et je rampe, me traîne, me glisse avec peine
En ces broussailles d'épines drues et sanglantes,
Lacérée... soudain l'image de ma maison,
Humble chaume campagnarde à l'aura de jade...
Je frappe : mes enfants m'accueillent en oraison...
Prendre un bain, me laver de toutes ces sueurs fades...
Quand mon fils voulu ouvrir la porte du four
Je l'ai écarté...ce soir...la mie des labours:
Rien que de larges tranches de seigle et de blé
Que dans l'eau de la connaissance allons tremper...
A vous tous, recevez, acceptez mes voeux:
Sachons des liens nous libérer,
Sachons reconnaître la vérité,
Sachons nous vêtir d'humilité
Bonne année