EN LES PORTES DU TEMPS
En les corridors et les arches du savoir
Je m’aventure d’une ignorance sans gloire
Me heurtant, m’estoquant aux battues des heures,
D’entendre s’étendre les méandres d’erreurs
En les évaluations approximatives
De ces faux semblants aux valeurs négatives,
Mais ces rimes impénétrables aux clameurs du temps
Se récitent sur l’arpège en la clef des ans
Dans un rythme confus, fugace, dérisoire
Ne laissant nulle ombre d’emprise percevoir.
Passé, futur, présent s’unissent au firmament
En l’incompréhension de mon entendement,
Et de me cogner aux traverses du passé
Aux meurtrissures de souvenances blessées.
En un clair obscur, les visages disparus,
A l’ombrage éclairé en la cime des nues,
Projettent l’image de leurs descendances
En l’âme profilée de leurs survivances.
Je frappe et me débats aux arches du futur,
Leurs secrets ne me répondent de murmures,
De lendemains nulle esquisse n’est offerte,
Le voile demeure sans révéler d’alertes
Mais le futur s’éveille sans crier gare :
Le présent d’hier s’enfonce dans le brouillard.
Et les persiennes du présent s’entrebâillent
Se fermant aussitôt, ceintes de murailles.
L’on ne peut retenir ce présent évasif,
Le temps lui est compté sur tempo expéditif.
Les portes du temps demeurent inexpugnables,
Tel sable indiscernable, insaisissable…