"ELLE"
participation au concours sur "la peur"
Depuis la nuit des temps elle résonne de présence,
Ainsi elle talonne les siècles avec aisance.
Les sciences bibliques condensent son apocalypse
Où nulle destinée de lendemain ne l'éclipse,
Consciente d'un impact ancestral assuré
En la troublante foi du jugement dernier.
Épouvante du noir, du néant, d'inconnu,
Elle s'affûte de nos effrois, transes et dévolus.
Panique du vide face aux méconnaissances,
Elle se nourrit de nos affres et décontenances.
Affolements, angoisses, craintes, appréhensions,
Elle se joue de nos erreurs, de nos confusions.
Comme nos aïeux, nous subissons son empreinte,
Elle nous ploie, nous agrippe, nous tord, nous feinte.
Sommes marqués de ses stigmates indélébiles,
Le coeur bat à se décrocher...un goût de bile...
Là, dans le ventre... sueurs froides...cheveux hérissés...
Pétrifiés, paralysés et tétanisés...
Elle est partout de part son fluide, son haleine,
Elle nous pare de maux, de pleurs et de peines.
Taphophobie, ochlophobie, nosophobie, pantophobie,
Onomatophobie, triskaidekophobie...
Nul ne peut être épargner, nul ne peut la nier,
Essence viscérale ancrée en notre entité.
Structure nette et formelle des sentiments humains,
Scellée en les gènes, les chairs du quotidien,
De moeurs bleus elle n'esquive pas le danger.
Établir l'ennemité ou l'apprivoiser...
La calmer, l'aplatir, l'apaiser, l'endormir
Avant que sang figé elle nous fasse mourir.
Ainsi elle talonne les siècles avec aisance.
Les sciences bibliques condensent son apocalypse
Où nulle destinée de lendemain ne l'éclipse,
Consciente d'un impact ancestral assuré
En la troublante foi du jugement dernier.
Épouvante du noir, du néant, d'inconnu,
Elle s'affûte de nos effrois, transes et dévolus.
Panique du vide face aux méconnaissances,
Elle se nourrit de nos affres et décontenances.
Affolements, angoisses, craintes, appréhensions,
Elle se joue de nos erreurs, de nos confusions.
Comme nos aïeux, nous subissons son empreinte,
Elle nous ploie, nous agrippe, nous tord, nous feinte.
Sommes marqués de ses stigmates indélébiles,
Le coeur bat à se décrocher...un goût de bile...
Là, dans le ventre... sueurs froides...cheveux hérissés...
Pétrifiés, paralysés et tétanisés...
Elle est partout de part son fluide, son haleine,
Elle nous pare de maux, de pleurs et de peines.
Taphophobie, ochlophobie, nosophobie, pantophobie,
Onomatophobie, triskaidekophobie...
Nul ne peut être épargner, nul ne peut la nier,
Essence viscérale ancrée en notre entité.
Structure nette et formelle des sentiments humains,
Scellée en les gènes, les chairs du quotidien,
De moeurs bleus elle n'esquive pas le danger.
Établir l'ennemité ou l'apprivoiser...
La calmer, l'aplatir, l'apaiser, l'endormir
Avant que sang figé elle nous fasse mourir.