Maurice Marcouly
Maître Poète
Afficher la pièce jointe 38537« Elle souriait de sa bouche édentée, et ouvrait ses bras secs et noueux comme des sarments».Les râteliers de l’audiovisuel m’esclaffent,
ils ne sont pas en adéquation avec les faciès vieillissants qu’ils arborent, sous leur blancheur angevine se cachent d’anciennes mâchoires édentées aux chicots cariés jusqu’à la moelle, décidément avoir une expression au rictus naturel n’est plus à la mode.
Nos rois et reines, la noblesse, et la bourgeoisie ne souriaient jamais sur les tableaux les représentants, leur dentition bien entendu en était la principale cause.
Il y avait une certaine ressemblance physique entre les pauvres et les riches autrefois.
Marcher la fleur aux dents toute son existence n’était donc pas un privilège de riches, certains pauvres nantis d’une robuste machoire pouvaient alors être jalousés par les plus huppés de notre beau pays.
Les sans dents ne se faisaient donc pas un sang bleu à ce sujet, le pauvre n’enviait pas l’émail du riche. Sous la couronne royale pullulaient des odeurs si repoussantes
qu’elles auraient fait fuir les meilleures volontés d’aujourd’hui, rester bouche bée
était en ce lointain passé le seul écran efficace anti-laideur pour éviter une surprenante ressemblance avec les indigents.
Quel dommage me direz-vous, si loin de ces temps glorieux, on pouvait jouir du
même privilège nous serions à l’abri des clapets ouverts aux éclatantes ratiches qui polluent nos écrans à longueur de journée. Et qui sait?…cela les inciterait peut-être enfin, à fermer leurs très grandes gueules orchestrées par des bras sarmenteux qui s’agitent autour de deux ou trois ratiches qui tiennent par l’opération du saint-esprit!.
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