La tête s'en fout
Vous les mains,
Que je divague,
Que je délire,
Vous êtes très
Proches de moi,
Et savez m’applaudir.
Pour me gratter,
Pour me flatter,
Pour me couvrir
De froid,
Je décide de vous élire.
Et vous les pieds,
Liés d’amitié
Avec la terre,
Vous misère,
Marcher, courir,
Me mener où je désire,
C’est cela votre métier.
Dites toujours oui,
Dites volontiers.
Quant à quelle vitesse,
C’est à moi de prescrire,
Et à vous d’obtempérer Et d’ savoir obéir.
N’est-ce pas moi la tête,
Qui pense, qui décide,
Et qui fait la loi ?
De bénir ou de maudire,
De bannir ou d’accueillir,
Indéniable est mon droit.
Pauvres pieds !
Ils ne peuvent discuter,
Ils ne peuvent contester,
Même si les chaussettes,
Et les chaussures
Que la tête leur choisit,
Ne sont à leur goût,
Ni de leur pointure,
La tête, elle, s’en fout.
Vous les mains,
Que je divague,
Que je délire,
Vous êtes très
Proches de moi,
Et savez m’applaudir.
Pour me gratter,
Pour me flatter,
Pour me couvrir
De froid,
Je décide de vous élire.
Et vous les pieds,
Liés d’amitié
Avec la terre,
Vous misère,
Marcher, courir,
Me mener où je désire,
C’est cela votre métier.
Dites toujours oui,
Dites volontiers.
Quant à quelle vitesse,
C’est à moi de prescrire,
Et à vous d’obtempérer Et d’ savoir obéir.
N’est-ce pas moi la tête,
Qui pense, qui décide,
Et qui fait la loi ?
De bénir ou de maudire,
De bannir ou d’accueillir,
Indéniable est mon droit.
Pauvres pieds !
Ils ne peuvent discuter,
Ils ne peuvent contester,
Même si les chaussettes,
Et les chaussures
Que la tête leur choisit,
Ne sont à leur goût,
Ni de leur pointure,
La tête, elle, s’en fout.