ELLE N'EST Pas VENUE !
ELLE N’EST PAS VENUE !
Assis dans le silence, tel un chien aux aguets
Le cœur remplit d’amour, en ce premier janvier
J’étais tendu vers toi, mu par un fol espoir
D’entendre la sonnette retentir dans le soir.
Chaque pas, chaque bruit, qui montaient de la rue
Me laissait espérer, ta présence ta venue
Espoir d’un fol amour, loin d’être partagé
A l’affut d’une marche, craquant dans l’escalier.
J’ai entendu tes pas, s’arrêter au palier
Cent fois j’ai vu la clenche, tout à coup s’abaissé
Je bondissais soudain attirer par le leurre
Et ce jeu continua ainsi pendant des heures
Lors, le jour s’assombrit, et je me résignais
A être le second, à être le mal aimé
J’allais vers le divan, je préparais, mon lit
Et ne put retenir un soupir, un long cri !
La tête dans l’oreiller, domi j’hurlais ton nom
Te jetant en pâture, à tous les daemons
Puis plongeant dans l’abîme, le sommeil le néant
J’ai rejoint ma déesse, celle dont je suis l’amant.
Hécate m’ouvrit les bras, je distinguais à peine
Sous le rideau de nuit, ces yeux, ces yeux que j’aime
Brusquement j’arrachais le voile noir et te vis
Tout s’estompa alors, le néant m’engloutit.
Engloutis les espoirs, et folie téméraire
Que d’aimer la Déesse, elle est faite de pierres
La porte de son cœur est un brasier sans flamme
Fils de la terre maudite, tu y laisseras ton âme.
A toi Mary toi qui aime les poèmes d’amour....
. RENE
RENE.