Elle est partie voir...
Elle est partie voir si le soleil Brillait
De l'autre côté de ce miroir argenté...
Elle a sauté en silence le grand fossé
Celui que bien d'autres empruntaient...
Dans la pénombre d'un jour peinant
A s'éveiller, elle est partie sans rien,
Laissant derrière elle, peines d'antan...
M'en dira-t-elle le plus grand bien?
Il paraît que tout est d'une blancheur
Immaculée...Que la lumière éclatante
Inonde les âmes tristes et repentantes,
Dois-je croire à ce nouveau bonheur?
Gardera -t-elle secrète cette recette là?
Femme qui cuisinait si parfaitement...
Fera-t-elle aux doux anges le repas?
Avec la poussière d'or du firmament...
Je veux croire à tout ce qui est beau,
Rejeter la grande ombre et la revêtir
De roses, de bleu et blanc manteau,
Pour qu'elle diffuse encore le plaisir...
Je crois que seul, le très haut sonne
L'heure du grand et définitif repos...
Lorsque ses cloches d'or résonnent...
Il faut jeter sa besace sur son dos...
Je crois à ce qui s' in finit, qui fut...
Dans ces mondes invisibles à l'œil,
Je crois à la vie qui se perpétue...
Ne s'arrêtant pas au terrestre seuil...
(A Colette)
Elle est partie voir si le soleil Brillait
De l'autre côté de ce miroir argenté...
Elle a sauté en silence le grand fossé
Celui que bien d'autres empruntaient...
Dans la pénombre d'un jour peinant
A s'éveiller, elle est partie sans rien,
Laissant derrière elle, peines d'antan...
M'en dira-t-elle le plus grand bien?
Il paraît que tout est d'une blancheur
Immaculée...Que la lumière éclatante
Inonde les âmes tristes et repentantes,
Dois-je croire à ce nouveau bonheur?
Gardera -t-elle secrète cette recette là?
Femme qui cuisinait si parfaitement...
Fera-t-elle aux doux anges le repas?
Avec la poussière d'or du firmament...
Je veux croire à tout ce qui est beau,
Rejeter la grande ombre et la revêtir
De roses, de bleu et blanc manteau,
Pour qu'elle diffuse encore le plaisir...
Je crois que seul, le très haut sonne
L'heure du grand et définitif repos...
Lorsque ses cloches d'or résonnent...
Il faut jeter sa besace sur son dos...
Je crois à ce qui s' in finit, qui fut...
Dans ces mondes invisibles à l'œil,
Je crois à la vie qui se perpétue...
Ne s'arrêtant pas au terrestre seuil...
(A Colette)