Qui est cette belle femme, Au bord du trottoir ? Elle demande son chemin, Tout le monde s’en fout. Perdue dans les rames, Elle peine à y croire : Vacarme sans fin, C’est la survie en dessous. Elle avance d’un pas, Recule de trois, Elle perd patience Dans cette pestilence, S’égarant dans le temps, Dépossédée de son entendement. Les porteurs d’attaché-case De son passé ont fait table rase. Moutons parmi les moutons, Vides d’inspiration. Une faible mélodie s’échappe de nulle part, L’ignorance brise le dernier rempart. Qui est cette triste femme, Vêtue au diapason des costards noirs ? Ses larmes sans fin, Coulent le long de ses joues. Au fond de son âme, Elle n’arrive plus à croire. Résignée d’un destin, Où seul est libre le fou. Elle avance d’un pas, Recule de trois, Elle perd patience Dans cette pestilence, S’égarant dans le temps, Dépossédée de son entendement. Les porteurs d’attaché-case De son passé ont fait table rase. Moutons parmi les moutons, Vides d’inspiration. Une faible mélodie s’échappe de nulle part, L’ignorance brise le dernier rempart. Qui est cette vieille femme, Au fond d’un mouroir ? Sur ses draps elle déteint, Il ne reste qu’une silhouette floue. Comme la fleur elle fane, Disparaître vite est la seule échappatoire. Dernière lecture d’un quotidien, Par la fenêtre une branche de houx. Tistou