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Elégie

Eléâzar

Maître Poète
Mon cœur vient de s'ouvrir à mon Dieu de l'enfance
Qui voit ma douleur dans mon pleur ;
Il étrangle ma peur en pardonnant l’offense
Du fou qui arrache la fleur.

Amis et ennemis faisant tous deux la paire
Veulent me jeter dans un puits ;
Mais, le Seigneur agit avec l’esprit d’un père
Et m’apporte tout son appui.

Il me fait parvenir l’onde de son ramage
Dont les cieux sont bouleversés
Et je garde de lui la merveilleuse image
D’un Dieu dont les pleurs ont versé.

Oh ! Il m’entend gémir et me dit : « fils, amen,
Je sais le poids de ta souffrance ;
T’ayant créé en un unique spécimen
J’ai mis dans ton cœur l’espérance.

J’avais pourtant bâti le plus bel édifice
Où règnent la joie et la paix ;
Mais, voici qu’explosa un grand feu d’artifice
Qui valorisa l’irrespect. »

Merci, mon dieu, merci, voyez mon cœur se fendre
Au plaisir d’un nouvel orgueil ;
J’ai toujours un bon œil et l’âme encore tendre
Et vous me ferez bon accueil.

Je ne veux pas mourir car il faut que je vive
Pour louer ici vos bienfaits ;
Vous m’avez invité, je fus votre convive
A déguster vos mets parfaits.

Aimés et mal aimés, amis et ennemis :
Je fais ce que je peux sur terre.
Je suis un homme entier, sans quart et sans demi
Né dans l’amour totalitaire.

Je vais vers vous, mon roi, une dernière fois
Et fais acte de pénitence ;
J’ai beaucoup trop péché et ma tête de bois
Acceptera votre sentence.
 
Dernière édition:
un texte écrit avec beaucoup de soin est de talent qui a du demander beaucoup de travail il faut le reconnaître, en tout cas je le reconnais
bravo et merci de ce partage j'ai bien aimé ma lecture
amitiés
Michel
 
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