apidany
Poète libéré
ECOUTE
Puisque tu veux mourir, ami désespéré ;
Je te parle d’espérance et d’immortalité !
Je le veux bien vois-tu : Mais éloignons nos larmes ;
Leurs soupirs étouffés amolliraient nos âmes.
Or, il faut, dédaignant les terreurs du tombeau
Entrer d’un pas hardi dans un monde nouveau !
Tous mes amis le savent : Souvent dés ma jeunesse ;
Un génie inconnu m’inspira la sagesse.
Etait-ce quelque DIEU caché dans une voix ?
Une ombre m’embrassant d’une amitié secrète ?
L’écho de l’avenir ? La muse du poète ?
Je ne sais ; Mais l’esprit qui me parle tout bas ;
Depuis que de ta fin, tu t’approches à grands pas.
En sons plus élevés te parle et te console.
Ne reconnais-tu pas sa divine parole ?
Plutôt qu’oubliant le jour qui va finir ;
Ton âme suspendue au bord de l’avenir ;
Distingue mieux le son qui part d’un autre monde ;
Comme le nautonier, le soir, errant sur l’onde ;
A mesure qu’il vogue et s’approche du bord ;
Distingue mieux la voix qui s’élève du port.
Cet invisible ami, jamais ne t’abandonne ;
Toujours de son accent, ton oreille résonne ;
Et sa voix dans ta voix parle seule aujourd’hui.
Ami, écoutes-donc ! Ce n’est plus toi, c’est lui !
Puisque tu veux mourir, ami désespéré ;
Je te parle d’espérance et d’immortalité !
Je le veux bien vois-tu : Mais éloignons nos larmes ;
Leurs soupirs étouffés amolliraient nos âmes.
Or, il faut, dédaignant les terreurs du tombeau
Entrer d’un pas hardi dans un monde nouveau !
Tous mes amis le savent : Souvent dés ma jeunesse ;
Un génie inconnu m’inspira la sagesse.
Etait-ce quelque DIEU caché dans une voix ?
Une ombre m’embrassant d’une amitié secrète ?
L’écho de l’avenir ? La muse du poète ?
Je ne sais ; Mais l’esprit qui me parle tout bas ;
Depuis que de ta fin, tu t’approches à grands pas.
En sons plus élevés te parle et te console.
Ne reconnais-tu pas sa divine parole ?
Plutôt qu’oubliant le jour qui va finir ;
Ton âme suspendue au bord de l’avenir ;
Distingue mieux le son qui part d’un autre monde ;
Comme le nautonier, le soir, errant sur l’onde ;
A mesure qu’il vogue et s’approche du bord ;
Distingue mieux la voix qui s’élève du port.
Cet invisible ami, jamais ne t’abandonne ;
Toujours de son accent, ton oreille résonne ;
Et sa voix dans ta voix parle seule aujourd’hui.
Ami, écoutes-donc ! Ce n’est plus toi, c’est lui !