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Ebauche de poème de jeunesse 2005

john debar

Poète libéré
Veux-tu connaître monde l'harmonie du bonheur
Illuminant nos fronts en faisant resplendir
Les sentiments humains qui nous font frémir.
Dans notre vie sacrée d’une obscure grandeur.
Parfois bien incapables nous nous laissons saisir,
Par un bonheur terrestre sur lequel on s'enchaîne
Empêchant nos âmes au travers de leurs peines
De s'élever aux cieux sans les laisser grandir.
De quelques profondeurs souterraines que nous viennes,
Les peurs qui nous assaillent, et qui nous entraînent,
Dans l’abîme de nos esprits où s'enlacent les craintes
En en faisant jaillir de bien tristes complaintes.
Qu'on tourne à cet instant de plus ardents regards
Vers des horizons plus nobles, et moins hagards
Et que l'on tourne des cœurs plus passionnés
Vers ce qui leur redonne de l'humanité.
Régnant en esclave sur les monts Élyséens
Parmi les dieux aussi belliqueux qu’enfantins
S’amusant en vainqueur des esprits ignorants
Comme des animaux jouent avec des corps mourants.
J'ai vu en peu de temps, de nombreuses contrés
Boisées de vives angoisses mais fleuries d'expériences.
Laissant dans mon souvenir par la même consacré
L’empreinte solennelle de leur noble brillance.
Au début l'air semblait étrangement tranquille,
Me transportant dans ses vastes bras nébuleux.
Je vis des vallées d’or parsemés de jonquilles
Recouvrant d’innombrables pays mystérieux.
Des êtres y vivaient dans l’égoïsme victorieux
Ecoutant les images aveugles qui divertissent,
Sans entendre les sentiments les plus malheureux
Que leur paresse accompagne en silence complice.
S'élevait seule dans le ciel quelques chênes centenaires
Où se posa un rossignol sous leurs ombres solitaires.
Oiseau chéri des muses ; quand une brise légère
Vint soulevée les feuilles brunes de ces arbres verts
En spirale parfaite prenant corps par cette onde.
Il gonfla fièrement sa poitrine pour déployer
Sa célèbre légende en musique si profonde
Que maintes voies de poètes y ont puisés leur ode.
Cette épouse du repos des peines de nos exodes
Nous porte toujours plus haut à travers les nuées
De pays qu'on n'aurait pu seulement espérer,
En quelques douces notes consolantes mais amères,
Sur la portée de nos existences passagères.
De l'embouchure orageux du bord d’un delta
Qui prit sa source naissante dans des époques lointaines,
J’ai vu s’élevé un soleil et son vif éclat
Fit rayonner par flot majestueux son haleine
En arc-en-ciel sous la tempête qui menaçait.
Alors qu’il flotta dans l’azur libre et sans gène
Il laissa de sa lourde masse brillante et saine
S’échapper l’ombre d’une forme inconnue mais divine
Comme chacun qui a un cœur aimant le devine.
Une joie pénétrante en moi alors s'est mise
A s'étendre grandissante et souffler une brise
Laissant les larmes d'hiver s'écouler de mon corps
En torrent balayant les symboles de la mort
Dans l'air glaciale sous le dôme pauvre et caverneux
Du nouveau millénaire qui s'ouvrait à mes yeux
Embués de voir un spectacle si affreux,
Que vomissait sur ce temps la colère des dieux.
Du malheur montrant sa face hideuse de démon
Prenant autant de forme variée, que de Nom
A l'avenir alors cet être chère que j'ai vu.
Cette noble intelligence rayonnée, et venu
De sa belle et grande destinée pour changer
Par d'invisible puissance les corbeaux en colombes,
Les volcans rugissant leurs nectars vermeils
En collines verdoyantes d'où s’écoule le miel.
De belles espérances surgissent d’outre-tombe.
Quand j'ai senti ce doux soleil, empruntant
Furtivement à la nuit calme de ma poitrine,
Figer de sa froideur en un bloc de Platine
Quelques heures pour déclamer l'étincelant
Pouvoir de son chaud et vivifiant caractère
À l'arrogante obscurité voilée de l'univers.
Mon âme lui dit, que c'était contre sa nature
Qui pourtant restait dans l'impatiente mission
D’enivrer d'une chaleur son imagination.
Des visions empreint d’antique songes apparurent.
J'ai vu alors fondre la moelleuse écume du ciel
Sur la blancheur sacrée des pics éternelles,
Et de l'étroite union de cette belle querelle
Naquit un ruisseau du bord même de l'éden.
Venant s’écouler de ces crêtes imprenables
En paisibles larmes de paroles aimables
A mon ouïe attentive au message céleste.
Tel ces hérauts attendant de leur seigneur
Quelques signes consolant en des temps funestes.
Ce flot ruisselant contenant milles saveurs
Celles des fleurs, des nuages, comme celles des marées
Après en avoir crevé les plus hautes nuées
Redescendit fièrement de cascade en cascade
Sans qu'une seule de ses gouttes douces et pâles
Ne viennent faire éclore de leurs germes de joie
Mon cœur qu’humblement une douleur anima.
Cette idée ne serait-ce donc qu'une fantaisie ?
Une chimère ? Un rêve éveillé ? Ne peut-il régner
Dans cet univers que la résignation et l'agonie ?
Le doux sentiment, qu'on se voit animer
Ne peut-il apparaître que pour s’illusionner
Sous un voile nébuleux, un baume délirant ?
Tel ses antiques sophistes prenant une vérité
Pour en faire des mensonges en poison alléchant.
La Beauté, n'est-elle pas la source mystérieuse
Où la pensée espère pourtant toujours y puiser
D'autres pensées encore plus riches et plus élevées ?
Pour redonner au printemps sa fertile mission,
À l'été sa lueur chaude et ses formes célestes,
À l'automne ses doux parfums, ses pleures secrets.
De la rudesse de l'hiver un lieu de raison
Pour se ressourcer dans son air pur et constant.
Devrait-on, nous mortels se garder des trésors,
Que nous avons perçu par des forêts sacrées,
Quand s'éprenant fiévreusement sous l'aurore
De quelques années emprunter à l'humanité
D'une fleur teintée du reflet de toute les autres,
Prodige du génie fécond se mêlant aux anges,
Riches de milliers d'arômes frémissant et dorés
Qui s'étendent autour de nous de leurs charmes ailés
Nous faisant voir des couleurs pâles et tendres.
Doit-on la laisser se faner dans notre sein
Afin que le pouls ralentisse, et puis s'éteint.
Jusqu'à ce que seul le souvenir de cette joie
Nous fasses regrettée d’en avoir bâtie des temples,
De ne pas en avoir empli de nos émois
Les fleuves futurs par de fines larmes émouvantes
Là où s'acheminent quelques hommes espérant
Ou bien s'y abreuver de chaleureuses pensées
Ou en mesurer les leurs, en certitude heureuse.
Quantités agréables de joies humbles et curieuses
Qu’elles nous apportent aux rêves inquiets de la vie.
Devons-nous les cacher dans un muet logis ?
Et renoncer à dire des paroles silencieuses,
Trahisons d'un regard épris, faire battre en elle
Quelques-unes des pulsations de notre cœur
Qu’elle ressente combien on aimerait la remercier
De ce bonheur qu'elle nous donne chaque heure
À vouloir toujours plus aimer l'humanité.
L’esprit de mes pas n’en sera plus le monarque,
Si tu t'échappais doucement, comme tu es entré.
Mes yeux humides deviendraient ceux de Pétrarque.
Mon cœur seul à nouveau à terre sera figé.
Car quoi de plus rassurant que cette douce folie
Qui enserre fortement notre cœur solitaire.
Ou essuie de nos fronts, toute mélancolie
Plus amical que l’odeur que l’on flair
Au-delà de l’humeur des humaines saisons.
Dont nous enveloppons nos tristes et courtes vies
Pour en faire une demeure pour l'imagination,
Ce souffle divin de la grande poésie,
Qui nous emmène dans des pays ignorés
Des cœurs aveuglés de ses sonorités.
Qu’à travers tous les sens charmant le réel
En vains préjugés les vérités persistent.
Que nous croyons trop souvent, fantaisistes.
A-t-on le droit de défier les faveurs du ciel ?
Tel ces serpents qui s'y élèvent pour toucher
Les notes parsemées sur le dôme vouté
Faut-il que la musique qui m'anime cesse
et me prive de liberté, vainqueurs des paresses
Cette légèreté par-delà même le temps et la matière où flotte la pensée,
Bonheur intarissable où s'épanchent nos âmes
Confiantes quand elles s'accordent au diapason céleste.
Ainsi monde accueille-moi, que toute haine s’efface
Même si aucun homme ne peut vivre sur ta surface.
Aucun homme supporte de te voir ainsi gémir.
Au milieu de cette souffrance prend tous mes soupirs.
Que les cœurs les plus courageux m’accompagne
Que les Ames les plus belles et nobles me rejoignent
Chassons la misère des mains cupides et en sang
Ses mensonges en haleine putride et écœurants
Des faiseurs d’opinions aux joueurs d’ignorance
Tel ses laquais, ne voyant que leur carrière
Que leur maître arrogant aveugle dans la guerre.
Nos soupirs alors se changeront en joie exalté
Quand nous révélerons sans troubles tes beautés
Le rideau des laideurs finira par tomber.
Accepte l'amour que les Hommes ont à te donner
Même si par leurs erreurs, ils s'avancent hésitant
Ou trébuchant sur ses rochers en essaim sur ton front,
Ils verront que s'ils grimpent sur ces édifices austères
Quand on les regarde du bas, la vue est plus belle
Et la vision se porte bien plus loin vers l'horizon.
Mais que si jamais ils se penchent vers celui-ci,
Fait que ce ne soit en sacrifiant la beauté
Du mariage unique de Vénus et d'Apollon.
Et moi au-delà de ces montagnes, je hisserais mes voiles
Sur cet immense océan où pénètre nos vies mortelles.
Je serais toujours guidé par ces mêmes étoiles
Que ses sages marins de l’antique Syracuse,
Ancêtres joyeux de nos destinés immortelles.
Faisant toujours face aux sombres vagues, aux grains blancs, au déluge,
Je naviguerai confiant jusqu'aux rivages où se donne notre dernier sommeil.
Là, sous une lune pleine et le tendre sable,
Je serai enterré,
Pour que s'emporte dans le murmure mélodieux des marées
Cette douce épitaphe : J'ai aimé.
 
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