iboujo
Maître Poète
Quand la montagne s'ébroue au soleil de Juin,
Rejetant son manteau de brumes et de neige,
Déposé par l'hiver,un blanc sortilège!!
Avec le printemps vient de trouver sa fin.
Sur les prés froids de blanc ourlés encore,
Sortent des pierriers et cherchent le soleil,
Viennent d'épanouir aprés un long sommeil,
Les fleurs dont les couleurs vont du saphir à l'or.
Les gentianes accaules étoilent les versants,
L'éclat de leur bleu le dispute à l'azur,
Cachées au ras du sol,protégées du vent dur,
Arretent l'oeil et nous saluent gaiement.
Les silènes étoilent de leur rose pale,
Les mornes cailloutis de granit et de grés,
En touffes luxuriantes,leur corolles serrées,
Toutes perlées de rosée matinale.
Dans les cirques abrités, sertis de verts sapins,
Les narcisses neigeux au coeur immaculé,
Les renoncules aux gros boutons dorés,
Emaillent la prairie,rient au clair matin.
Leur corolle poilue tendue vers la lumière,
Réservées,rossissent comme des jeunes filles,
Leur tunique soyeuse,les pulsatilles,
Sont des princesses aux gracieuses manières.
Sur les rocs éclatés,le soleil est trés chaud,
Réveille,fait fleurir les joubardes charnues,
Ancrées dans les fissures des pierres nues,
Etalent des tapis de petits artichauts.
Au bord des chemins,émergent des talus,
Un épis fragile et douceureux,
La digitale jaune,au poison dangereux,
Se balance au vent,doucement nous salue.
L'air est plein de parfums,ils me tournent la tete,
Le vent tiède me fait fermer les yeux,
La montagne m'envoie l'appel impérieux,
De venir communier avec sa grande fete.
Les seigneurs qui ont nom Pouvoir,gloire,Fortune,
Font des milliers d'esclaves,au bonheur éphèmère,
Ils voient venir la mort comme une potion amère,
Ils laisseront tout,sans garder une thune.
Je préfère aux honneurs à l'aube découvrir,
Les combes oubliées tapissées d'herbe tendre,
Quand l'heure viendra,j'irai m'y étendre,
L'ame en paix,heureuse,pour toujours m'endormir................
Rejetant son manteau de brumes et de neige,
Déposé par l'hiver,un blanc sortilège!!
Avec le printemps vient de trouver sa fin.
Sur les prés froids de blanc ourlés encore,
Sortent des pierriers et cherchent le soleil,
Viennent d'épanouir aprés un long sommeil,
Les fleurs dont les couleurs vont du saphir à l'or.
Les gentianes accaules étoilent les versants,
L'éclat de leur bleu le dispute à l'azur,
Cachées au ras du sol,protégées du vent dur,
Arretent l'oeil et nous saluent gaiement.
Les silènes étoilent de leur rose pale,
Les mornes cailloutis de granit et de grés,
En touffes luxuriantes,leur corolles serrées,
Toutes perlées de rosée matinale.
Dans les cirques abrités, sertis de verts sapins,
Les narcisses neigeux au coeur immaculé,
Les renoncules aux gros boutons dorés,
Emaillent la prairie,rient au clair matin.
Leur corolle poilue tendue vers la lumière,
Réservées,rossissent comme des jeunes filles,
Leur tunique soyeuse,les pulsatilles,
Sont des princesses aux gracieuses manières.
Sur les rocs éclatés,le soleil est trés chaud,
Réveille,fait fleurir les joubardes charnues,
Ancrées dans les fissures des pierres nues,
Etalent des tapis de petits artichauts.
Au bord des chemins,émergent des talus,
Un épis fragile et douceureux,
La digitale jaune,au poison dangereux,
Se balance au vent,doucement nous salue.
L'air est plein de parfums,ils me tournent la tete,
Le vent tiède me fait fermer les yeux,
La montagne m'envoie l'appel impérieux,
De venir communier avec sa grande fete.
Les seigneurs qui ont nom Pouvoir,gloire,Fortune,
Font des milliers d'esclaves,au bonheur éphèmère,
Ils voient venir la mort comme une potion amère,
Ils laisseront tout,sans garder une thune.
Je préfère aux honneurs à l'aube découvrir,
Les combes oubliées tapissées d'herbe tendre,
Quand l'heure viendra,j'irai m'y étendre,
L'ame en paix,heureuse,pour toujours m'endormir................