wolf49
Nouveau poète
Douce beauté, meurtrière de ma vie,
En lieu d'un coeur tu porte un rocher.
Tu me fais vif languir et dessécher,
Passionné d'une amoureuse envie.
Le jeune sang qui d'aimer te convoite,
N'a pu de toi la froideur arracher,
Farouche, fière et qui n'as rien plus cher,
Que languir froide, et n'être point servie.
Apprends a vivre,ô ! Fière en cruauté.
Ne garde pas à pluton ta beauté,
Quelque peu d'aise en aimant, il faut prendre.
Il faut tromper doucement le trépas;
Car aussi bien sous la terre là-bas,
Sans rien sentir, le corp n'est plus que cendre.
En lieu d'un coeur tu porte un rocher.
Tu me fais vif languir et dessécher,
Passionné d'une amoureuse envie.
Le jeune sang qui d'aimer te convoite,
N'a pu de toi la froideur arracher,
Farouche, fière et qui n'as rien plus cher,
Que languir froide, et n'être point servie.
Apprends a vivre,ô ! Fière en cruauté.
Ne garde pas à pluton ta beauté,
Quelque peu d'aise en aimant, il faut prendre.
Il faut tromper doucement le trépas;
Car aussi bien sous la terre là-bas,
Sans rien sentir, le corp n'est plus que cendre.